CHAPITRE VIL
3° Le rapport clos quantités d'oxygène dissoutes dans l'eau à celles dissoutes dans le moût augmente avec la concentration <lu moût.
En évaporant un même moût ù divers degrés de concentralion, ri le saturant ensuite d'air à la même température, on a obtenu les nombres suivants pour le rapport en question :
Moût faible i ,06
Même moût évaporé à moitié. . . 1 , i5 réduit aux | 1 ,27
» réduit à { 1 ,96
4° Des moûts de diverses origines, mais avant même densité et même température, saturés d'oxygène, contiennent toujours à très-peu près la même quantité de ce gaz.
Deux portions d'un même moût, agitées l'une à chaud, l'autre à froid avec de l'air, abandonnées ensuite à elles-mêmes pendant quelque temps, puis saturées d'air à la même température, ont donné le même nombre 1,22 comme rapport de l'oxygène de l'eau à celui du moût.
Divers moûts de même densité, saturés à la température de ij°, ont donné les rapports suivants :
Moût conservé dans un flacon avec de l'air pendant
1 an et 7 mois. Rapport 1 , i(o
Moût récemment préparé. Rapport 1 , 142
Moût conservé en bouteilles sans air pendant 1 an
et 8 mois, aéré pendant 18 jours. Rapport. ... 1 , i42
Moût évaporé à siccité et repris par l'eau. Rapport 1 , 1 26
5° La solubilité de l'oxygène dans le moût ne diffère pas beaucoup de la solubilité de l'oxygène dans de l'eau sucrée de même densité.
On a opéré sur une solution de sucre d'une part, et de l'autre sur du moût plus ou moins étendu d'eau, et à la même température de ii°. On a trouvé les nombres suivants pour le rapport de solubilité :
Eau sucrée. Moût.
Marquant i7°,9 Bulling. .
6° Il est facile de déduire des résultats précédents la formule générale qui donne le coefficient de solubilité de l'oxygène dans un moût quelconque, marquant B degrés au Balling et à la température t.
Des nombres du n° 2 il résulte que, de part et d'autre de la température de i5°, le rapport du coefficient de solubilité de l'oxygène dans l'eau au coefficient de solubilité du même gaz dans le moût varie d'environ 0,006 par chaque degré du thermomètre. Des nombres du n° 3 il résulte que le rapport dont je viens de parler varie d'environ 0,022 pour chaque degré du Balling de part et d'autre du i5e degré de l'instrument.
De sorte qu'en désignant par c le coefficient de solubilité de l'oxygène dans l'eau à t degrés, parc' celui de l'oxygène dans le moût marquant à i5° de température B au Balling, et à la
température t, par X le rapport de - à i5° du thermomètre et du Bal/ in g, on aura
Or, en prennant avec soin le rapport - pour divers moûts,
et appliquant la formule précédente, on a trouvé pour X une valeur moyenne égale à 1,16.
La formule définitive est donc
(1) — = i , 16 -+- (B — i5)o,o22 — U — i5)o,oo6, ou encore
(2) - = o,86-(B- i5)o,oi6 + (f— i5)o,oo4.
Le coefficient c de solubilité de l'oxygène dans l'eau est donné parle tableau de la page 347-