‹ Etudes sur la bièreChapitre 183 sur 201 · CHAPITRE VII. 3o · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. 3o

de cuisson, mais cet oxygène combiné ne pouvait avoir aucune influence sensible sur les résultats cherchés; nous appellerons ce moût moût de la chaudière.

Première expérience. — Dans un ballon à col droit, on introduit à l'aide d'un siphon un certain volume déterminé de ce moût, en ayant soin que le siphon n'entraîne que le moût opalin, et pas de dépôt du fond de la bouteille; puis, après avoir étiré le col à la lampe, on fait bouillir le moût. On ferme la pointe effilée du coljpendant l'ébullition : après refroidissement, on laisse rentrer de l'air pur dans lef ballon. A cet effet, on donne un trait de lime près de la pointe effilée et fermée du ballon que l'on jointjpar un tube de caoutchouc à un tube de verre, renfermant une colonne d'amiante que l'on a fait chauffer; on brise alors la pointe du ballon dans le tube de caoutchouc; l'air qui rentre dans le ballon se filtre sur l'amiante. On retire le tube de caoutchouc et l'on ferme de nouveau à la lampe la pointe brisée et effilée de son col. Afin d'aérer à saturation le moût, on agite vivement pendant quelques minutes le ballon, puis on le porte dans un bain-marie, où on le laisse environ un quart d'heure, après quoi on le porte dans une étuve à a5°. Le lendemain et jours suivants, on répète les mêmes opérations, et cela pendant cinq jours.

Le moût, d'abord à peine coloré, prend peu à peu une teinte brun rougeâtre et laisse déposer une matière amorphe sans cependant s'éclaircir. Toutefois, il devient clair par la filtration, ce qui n'arrivait pas au moût trouble, opalin, des bouteilles à leur arrivée.

Voici l'analyse de l'air du ballon faite aussitôt après une nouvelle et vive agitation qui avait pour but de saturer d'air le moût avant l'analyse de l'air surnageant :

29 novembre. Température à laquelle le ballon

a été rempli d'air 4°

Pression atmosphérique y5imn!

Volume total du ballon 333cc

Volume du moût 1 20

ce

8 décembre. Volume du gaz analysé 27 ,6

Après l'action de la potasse. . . . 27>4 Après l'acide pyrogallique 22,4

Oxygène 5,o

Composition de l'air :

Oxygène 18, 25

Azote 81 ,5^

La formule établie, page 35o, permet de conclure qu'à la température de 8° (qui a été la température de saturation du moût avant l'analyse ci-dessus) la quantité d'oxygène dissoute dans les I20cc de moût était de occ,84.

Au moment de la fermeture du ballon, le volume total d'oxygène rapporté à zéro et à 76 était de 44c°>73-

Au moment de l'analyse finale, le volume d'oxygène était, dans les mêmes conditions, de 38cc,86.

Il a donc disparu occ,87 et, comme il y en a occ,84 dissous, il y a eu une absorption par combinaison de 5lc,o3, soit par litre 4lCC>7 d'oxygène combiné.

Deuxième expérience. — Dans une expérience semblable, mais dont le ballon fut laissé cinq jours à une température rigoureusement constante jour et nuit, de jj° et sans agitation avec l'air surnageant, on a trouvé :

Volume analysé 28,5

Après action de la potasse 28,3

Après acide pyrogallique 23, o

Oxygène 5,3

Composition de l'air :

Oxygène 18,6

Azote • 81,4

oc

Oxygène primitif 2C),/[o

>' restant 26 , o4

disparu 3 ,3G

dissous o ,54

» combiné 2 ,82

Soit par litre, oxygène combine. . , . . 35", 2

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