CHAPITRE III
de la différence relative du nombre des germes de levure et de torulacées dans l'air de mon laboratoire et dans celui d'un appartement ordinaire.
Voici les dessins des torulas des six cuvettes du labora-
Fig. 12.
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toire : ces productions sont représentées par les dessins I, II, III, IV, V, VI de la fi g. 12. On voit par là combien sont abon-
lerment. Le simple transvasement du liquide lui donne une proportion d'oxygène suffisante. Dès lors elle manifeste bientôt son action par un dégagement gazeux. Ajoutons à cela qu'en grande surface et sous une faible épaisseur un liquide où il y a peu de levure formée peut dégager par diffusion l'acide carbonique, au fur et à mesure qu'il se forme, de manière à dissimuler la fermentation.
dants dans mon laboratoire les germes de ces sortes de productions. Sans nul doute, cela tient à la nature des travaux qu'on y exécute, jointe aussi à la résistance propre de ces germes ou des cellules végétatives de ces petites plantes, résistance qui leur permet de se dessécher et de former poussière sans perdre leur faculté de reproduction. Il ne faudrait pas croire d'ailleurs que ces formes variées des figures précédentes, d'autant plus variées même que dans les fi g. IV et "VI elles ne sont pas d'une seule sorte, caries cellules a, a...; b, &...; ;??, m...; n, n,... forment quatre variétés, il ne faudrait pas croire, dis-je, que toutes ces formes correspondent nécessairement à des espèces distinctes. Que de l'extrémité d'un article très-allongé, pareil à ceux du n° III, se détache une cellule sphérique très-petite, celle-ci pourra engendrer une succession de petites cellules sphériques bourgeonnantes, qui reproduiront dès lors les formes des nos I et II.
La production n° III est une des formes du mycoderma vint, qu'on trouve, en effet, souvent à cet état rameux, arborescent; mais le mycoderma vini est aussi fréquemment en articles courts, et c'est ainsi qu'on le voit d'ordinaire à la surface des vins.
La nature du substratum est pour beaucoup dans les changements d'aspect des organismes dont nous parlons ; mais ce n'est pas la seule cause de leurs modifications morphologiques. Je suis très-porté à croire que chacune des cellules ou articles végétatifs de toutes ces productions aux aspects si divers, qui prennent naissance spontanément, avec certains liquides appropriés, dans un laboratoire où l'on se livre à des recherches sur les fermentations, sont capables de fournir autant de variétés distinctes. En effet, il n'y a pas une seule de ces cellules des nos I à VI, jîg. xi dont nous parlons, qui, prise isolément, n'ait ses caractères propres que, par hérédité, elle doit transmettre plus ou moins à tous les individus de ses générations successives.
Remarquons, d'autre part, que rien n'est plus favorable à l'isolement de variétés diverses de torulas ou de nry coderma vini que les ensemencements spontanés auxquels nous soumettons nos liquides. En saisissant des poussières dans l'atmosphère à l'aide