‹ Etudes sur la bièreChapitre 72 sur 201 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

let i8j3, on fait passer le liquide du matras dans le ballon. Le 4 août 1873, on fait repasser ce même liquide du ballon dans le matras. Le 23 décembre 1873, on fait de nouveau repasser le liquide du matras dans le ballon, où il reste jusqu'au 2j décembre i8j4> jour ou on l'étudié; il contient par ioocc :

gr

P >i<ls total de la moisissure 0,37

Alcool absolu 3,3

Acide évalué en équivalent d'acide sulfurique 0,11

Sucre réducteur de la liqueur cuivrique 5,2

Dextrine? 1 ,6

Le poids total de la moisissure étant de o,37 et le poids total de l'alcool absolu pour les 1 20cc de liquide fermenté étant de 4S% c'est 10 à 1 1 fois plus d'alcool en poids que de moisissure.

Deuxième expérience. — Le i3 juin 1872, semence de deux ou trois têtes de sporanges de mucor dans du moût de bière d'un de nos ballons à deux tubulures. Température de l'étuve 23° à 2j°. \ olume total du liquide, i20cc.

Le 10, mycélium développé et soulevé.

Le 16, ilôts de bulles de fermentation sur toute la surface du liquide.

Le 17, on fait passer le liquide dans un matras d'essayeur joint au ballon.

Le 28, la fermentation s'arrête dans le matras.

Le 29, elle reprend, parce qu'on a élevé la température à 270.

Le 20 octobre on fait repasser le liquide du matras dans le ballon.

Le 24, mycélium développé et soulevé par de grosses bulles à la surface du liquide dans le ballon.

Le 3i octobre, on le transvase de nouveau dans le matras.

Le Ier novembre, fermentation faible, mais bien continue.

La fermentation dure jusqu'au 2 janvier 1873.

Ce jour-là, on fait repasser le liquide et le dépôt du matras dans le ballon où il paraît inerte. On l'a laissé dans ce ballon jusqu'au 24 décembre 1874 sans qu'il ait manifesté, pendant ce

long intervalle de temps, aucun signe de fermentation ni de développement de sa moisissure.

On l'analyse alors et l'on trouve, par ioocc :

Poids total de la moisissure o,25

Alcool absolu 3,4

Acide évalué en équivalent d'acide sulfurique 0,12

Poids de sucre réducteur de la liqueur cuivrique 6,2

Poids de sucre réducteur après traitement à l'ébullition par l'acide sulfurique et après défalcation du sucre réducteur qui précède. Dextrine (?) 1,0

Le poids total de l'alcool absolu pour les i2occ du liquide fermenté était de 4yr»I> ce qui fait 16 à 17 fois plus d'alcool que de plante.

La structure de la plante diffère notablement quand elle vit entourée d'air ou lorsqu'elle est privée de ce fluide d'une manière plus ou moins complète. Si elle a à sa disposition de l'air à profusion, si elle végète à la surface d'un corps humide ou dans un liquide dont l'air en dissolution peut se renouveler sans être éliminé incessamment par du gaz acide carbonique, on voit se former une moisissure ordinaire avec mycélium à tubes plus ou moins grêles, rameux et enchevêtrés et qui émettent à la surface du liquide des organes de fructification aériens. Tout le monde connaît cette forme de végétation des mucov vulgaires. Fait-on vivre, au contraire, le mucov dans un liquide sucré avec insuffisance d'air, au moins pour quelques-unes de ses parties, la végétation change complètement comme nous l'avons vue changer pour le pénicillium, Yaspergillus et le mycoderma vi/ii submergé, avec cette différence que, pour le mucor, les changements dont il s'agit et l'activité de la nutrition dans ces conditions nouvelles sont bien plus prononcés que pour ces derniers organismes. Les spores grossissent davantage, les tubes du mycélium qui en sortent sont beaucoup plus forts que dans la plante normale ; ces tubes poussent de distance en distance d'autres tubes qui se détachent et vont végéter à côté, se termi-

Mucop — Veôetani submerôé avec Lnsuffisau

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Picart se

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