RÉFORME DE LA BANQUE DE FRANGE
c( sont de celles qui ne se lient pas intimement à
<c la concession ou au renouvelh^mpiit du privilège, c< et que les besoins du public, Tintérét de la ban- « que elle-même, l'action du gouvernement amèii nent natw*ellement. » 11 n'est pas sans inlerùt de rechercher quelles seraient les améliorations Traimeut utiles et désiiai>ie^ qui peuvent rentrer dans ces sages prévisions de l'éminent organe du Conseil d*Ëtat.
Pâi'mi les modiûcatioQS qui ont été proposées dans ces derniers temps, il en est quatre sur lesquelles Tattention publique s'est principalement arrêtée; ce sont:
l"* La disponibilité du capital de la banque ;
2*^ La modilication du conseil de régence et du conseil d'escompte;
3" La suppression des avances sur titres;
4*" L extension de la circulation, par rabaissement du chiffire minimum des coupures.
Examinons ces diverses mesures.
Nous avons déjà exprimé notre opinion sur la mobilisation du capital de la banque, que nous considérons non-seulenient comme désirable, mais comme une nécessité absolue de la situation actuelle. Personne n'a oublié Theureuse révolution que prodidsit, en 1846, dans la situation de la banque, l'achat par l'empereur de Russie de ses rentes représentant un capital de 50 millions.
S30 CHAPITHB X.
La crise calmée presque instaQtaoément, Tes*
compte promptenieiit ramené à ses conditiujib iiui maies, telles furent les conséqueuceg de cette opé* ration, qui démontre avec éiddence à quel faible délicit dans rencaisse tiennent le \Àm souvent les crises en apparence les plus redoutables, et quelle intluence décisive exercerait, dans les moments dif* liciles, une réserve d une centaine de millions appartenant en propre à la banque et devenant tout à coup disponible. Nous avons précédemment indiqué combien est iUogique et périUeuse la situation d^un établissement qui fonctionne comme s'il n'avait pas de capital, et qui présente pour garantie du remboursement à vue d'ime masse énorme de billets, un encaisse tout entier d emprunt, à peine égal à la somme des dépôts en compte courant, exigibles à première réquisition. Nous avons signalé les conditions propres au commerce, à Tindustrie et à l'agriculture de la France, qui rendent plus spécialement nécessaire pour elle l'existence d*une puissante réserve métaUique toujours disponible. Cette nécessité est encore aggravée de nos jours par le développement des banques de dépôts et d'escompte, que nous avons signalé plus haut, et qui a pour effet de réduire la masse du numéraire flottant, ou le commerce pouvait trouver un aliment à ses besoins ; elle Test encore par l'introduction subite du régime de la liberté commerciale qui, abaissant toutes les bar-