‹ Études sur la circulation et les banques (volume 2)Chapitre 24 sur 40 · RÉFORME DE LA BAMQUK DE FRANCE. S · texte numérisé non relu

RÉFORME DE LA BAMQUK DE FRANCE. S

étions proposée dans cette seconde partie, celle de

reconnaître les caractères et les causes des crises qui, depuis douze ans, séidssent trop fréquenunent dans le doniain(» de la circulation, et de signaler les remèdes pratiques qui pouiraient y être apportés. Parmi les causes de la TariabiHté et de l'élévation de rescompte, nous avons exclusivement concentré notre attention sm* celles qui peuvent être imputées

il Tor^aiiisation de notre banque d émission, négligeant, comme n étant pas de notre domaine, celles qui proviennent de la direction générale imprimée aux capitaux du pays, à la politique extérieure et aux finances publiques. Sans nul doute, les guerres dispendieuses et lointaines, les fréquents emprunts quelles ont rendus nécessaires, la consommation improductive d'immenses capitaux qui en a été la suite, les énormes imniuijilisations qu ont occasionnées la construction de notre réseau de chemins de fer et la rapide rénovation de nos s, ont d\\ exercer une action sensible sur 1 abondance des ressources consacrées aux besoins du commerce et de l'industrie, et réagii* sur le taux de Tescompte, Néanmoins, ces causes générales ne suffisent pas à expli^ quer ni à justifier les brusques fluctuations et les élévations excessives de l'escompte qui ont signalé les huit dernières années. En effet, Taction de ces causes générales peut être iiiesui'ée assez exactement parla dépréciation des cours de la rente, et par les va-

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riatians dintérét des bons du Trésor depuis 1883.

Or, c est à peioe si les écarts maxima révélés par ces deux valeurs entre les taux courants du loyer des capitaux se traduisent par une différence de 1 pour 1 00, lorsque Ton compare la période la plus favorable antérieure k 18S3 aux années les plus difficiles que nous ayons eu à traverser depuis cette date. Les écarts de Tescompte, au contraire, ont été de 4, S et même 6 pour 100 aii-d«^ssus de la moyenne con- 6idà:ée autreiois comme uonnale. Ou est doncfoudé à n'attribuer aux causes générales de renchérissement des capitaux qu'une très-faible iuliuencc sur les mouvements désordonnés de Tescompte, et à cher^ cher surtout la raison de ces monvemonts dans quelques vices d'organisation du puissant étabhssemeut financier qui est spécialement chargé de les régulariser.

A nos yeux, le vice radical, c'est la centralisation

du moiiopule de Tescompte et de Vémissinu entre les mains d'une seule institution de crédit opérant sur toute l'étendue du territoire. Le remède à ce mal, c'est la création de banques régionales fortement constituées et dotées de toutes les libertés conciliables avec la sécurité delà circulation.

Si Ton suppose cette solution écartée comme trop radicale, il ne reste plus qu'à corriger les défauts signales dans rorganisation actuelle de la banque de France.

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