‹ Études sur la dialectique dans Platon et dans HégelChapitre 3 sur 15 · I.VritODICTION · texte numérisé non relu

I.VritODICTION

l’appelons substance, ou être, et nous n'avons pas une autre idée d’être ou de substance que celle-là. 2° L’esprit, c’est-à-dire ce qui a conscience de soiinéme, et se perçoit comine un et identique dans le divers et le changeant, 1 esprit se saisit en mémo temps comme une activité permanente, capable do produire, spontanément ou volontairement, une suite indéterminée de phénomènes. Or, cette puissance de produire des phénomènes, c’est ce que nous appelons cause. Ainsi, l’esprit se saisit lui-même comme une substance et comme une cause; et parla, il échappe au monde des phénomènes, et il habite dans le monde des existences et des êtres. A ce litre, il est une chose en soi , un noumène. Les deux idées fondamentales delà métaphysique, la substance et la cause, ne sont donc pas des notions à priori, des idées innées, moules vides, préparés à l’avance pour recevoir et coaguler la matière llotlanto et bouillonnante des phénomènes. Ce sont des notions puisées dans l’expérience ; elles ont un type précis et immanent, qui est le moi lui-môme. Ainsi la psychologie rationnelle se confond avec la psychologie expérimentale : le monde intelligible n’est plus un monde mystérieux où l’on ne peut pénétrer que par le sentiment, l’extase ou les artilices de logique les plus radinés; c’est le monde naturel, où chacun de nous se trouve, quand il est présent à lui-même parla réflexion, cl même avant

INTRODUCTION

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