‹ Etudes sur la fronde des ZygoptéridéesChapitre 6 sur 119 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

ligneux ne sont pas rigoureusement au même état. Le centre de la masse libéro-ligneuse est occupé par des éléments libériens à parois minces. Alternant avec les quatre massifs ligneux., nous trouvons quatre groupes de tubes criblés ; bien que la conservation ne soit pas très bonne, il est visible que deux de ces groupes sont plus importants que les deux autres ; ils possèdent chacun trois gros tubes criblés., malheureusement en mauvais état sur ce spécimen. Le plan de symétrie principal de la fronde passe par ces deux groupes } que nous appellerons pour cette raison : groupes ou massifs libériens médians ; ce seront encore les deux maxima libériens et nous les désignerons par les lettres Ma et Mp (fig. 1 1 et 12; pl. II). Les deux autres groupes ne possèdent que des tubes libériens plus petits ; ce seront les deux massifs libériens latéraux : Lÿ et IM (fig. 10 et 11). Un deuxième plan de symétrie passe par les deux massifs latéraux ; ce plan étant perpendiculaire à la ligne droite, qui joint les deux pôles dédoublés; semblerait même à première vue être le plan de symétrie principal. C’est en réalité le plan de symétrie accessoire ou plan de symétrie droite-gauche.

Ainsi; d’après cette rapide description; la fronde de S. oldhamia se présente bien plutôt avec les apparences d’un axe qu’avec celles d’un ajjpendice ; elle possède en effet deux plans de symétrie rectangulaires. Sa nature d’appendice, hâtons-nous de le dire, ne fait néanmoins aucun doute, elle sera rendue encore plus certaine quand nous aurons établi sa parenté avec les frondes des autres Zygoptéridées. Conformément à ces données, nous avons sur nos figures placé verticalement le plan de symétrie principal. L’existence du plan de symétrie droite-gauche ne permet pas de dire de suite quelle était la face antérieure du pétiole ; d’ailleurs la parfaite symétrie, qui existe entre les deux faces, rend cette distinction superflue ; mais pour rendre toutes les sections comparables entre elles, nous avons adopté la convention suivante :

N ous plaçons à droite de V observateur le côté du 'pétiole sur

STAUROPTERIS OLDHAMIA.

lequel la sortie est la plus avancée. Sur la planche II, par exemple, nous avons orienté les pétioles des fig. 8 et 13 de manière à placer à droite de l’observateur les deux pôles dédoublés, parce que ce dédoublement est l’indice de la formation prochaine d’une pièce sortante sur le flanc droit ; la face antérieure ou supérieure du pétiole, celle qui serait tournée vers le stipe, est située du côté de l’observateur, qui est supposé placé au centre de figure du stipe ; la face postérieure ou inférieure de la fronde est située en haut de la figure.

Il va de soi, qu’en donnant dès maintenant au pétiole cette orientation, nous regardons comme acquis les résultats, qui ne seront démontrés qu'au cours de ce travail. En particulier nous voyons que ceci suppose qu’à la pièce sortante, qui va prendre naissance sur le flanc droit du pétiole, correspondra une autre pièce sortante sur le flanc gauche ; or chaque pièce sortante se divise en deux demi-pièces, qui se rendent chacune dans un rachis latéral, le pétiole aura donc quatre files de ramifications ; nous vérifierons ceci prochainement et nous serons ainsi autorisé à comparer S. oldhamia aux Zygoptéridées.

Admettons au contraire pour un instant, que le plan de symétrie, appelé ci-dessus droite-gauche, soit le plan de symétrie principal ; ceci nous obligerait à changer l’orientation du pétiole par une rotation de 90°. Le flanc droit sur lequel prend naissance la pièce sortante devient la face antérieure ; nous avons alors un pétiole, qui n’a plus que deux files de ramifications, naissant par paires, les deux appendices d’une même paire étant coalescents à leur base. Dans la première hypothèse, les quatre massifs ligneux, leurs quatre pôles sont rigoureusement identiques entre eux. Dans la deuxième hypothèse, ils ne sont plus égaux que deux à deux. On comprend que le choix de l’une ou l’autre de ces hypothèses entraîne des conséquences considérables, tant au point de vue de la structure de la plante elle-même, que des affinités qu’elle peut avoir avec d’autres. Nous verrons que c’est

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