‹ Etudes sur la fronde des ZygoptéridéesChapitre 59 sur 119 · CHAPITRE VL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VL

APERÇU SUR LES STIRES D’ANKYROPTERIS.

Nous n’avons pas l’intention de donner dans notre travail une description complète de tous les stipes de Zygoptéridées, qui ont d’ailleurs été déjà étudiés avant nous par Williamson, Renault^ Stenzel. Néanmoins; il est utile que nous disions ici quelques mots des stipes d : Ankyr opter is, pour aider à la compréhension de la troisième et de la quatrième partie de notre travail.

Les stipes cVA. scandens ont été décrits par Stenzel (37) en 1889 ; ils sont permiens et se rencontrent fréquemment au milieu des racines des gros Psaronius de Chemnitz. Ils sont probablement identiques au prétendu stiped ' Anackorojderis Decaisnei , des silex permiens d’Autun; décrit par Renault en 1869 (24 et 27 )• A. scandens pourrait être par conséquent le stipe de VA. bibractensis de Renault.

Peu de temps avant Stenzel; Williamson (44) avait décrit des stipes de Rachiopteris Grayi. qui provenaient des lower coal measures d’Angleterre. Ces stipes à leur tour offrent les plus grandes ressemblances avec VA. scandens de Stenzel. L’état de conservation des échantillons n’a pas permis jusqu'ici de les identifier; et nous devons attendre pour nous prononcer; qu’une étude plus approfondie en ait été faite (1). R. Grayi pourrait être le stipe de VA. bibractensis , var. westphaliensis . qui en est contemporain. Là encore; il est bon de faire des réserves. Comme nous le savons, au voisinage

(1) D’après les préparations, que nous avons eues en main, nous inclinons à considérer .4. scandens, comme différent d'A. Grayi.

GENRE ANK YROPTERIS .

du stipe, la trace foliaire perd une partie de ses caractères, et o il peut se demander si l’on a bien affaire à la même espèce. Sur les traces foliaires, que l’on observe encore adhérentes aux stipes de R. Grayi , l’apolaire médiane est rectiligne, au lieu d’être courbée comme chez A.westphaliensis, les antennes sont très longues, mais peu arquées ; les renflements récepteurs ne sont pas très rapprochés de l’axe de symétrie comme sur nos fig. 70 et 72, pl. X. Nous ajouterons que certaines frondes édAnkyropteris, non décrites, offrent des caractères analogues. 11 est probable que le genre Ankyropteris a eu une extension beaucoup plus considérable que nous ne le soupçonnons, et dans le doute nous croyons devoir conserver des désignations différentes aux frondes et aux stipes.

Nous décrirons sommairement le stipe du Rachiopteris Grayi (fig. 78, pl. XI).

La masse ligneuse a la forme d’une étoile à cinq branches inégales ; le centre est occupé par un tissu à parois min? es, liber ou plus probablement fibres primitives, mélangé d’éléments plus gros, qui seraient des trachéides rayées (trachéales internes) d’après M. le Dr Scott (29, p. 281). Ce tissu s’étend à l’intérieur des branches de l’étoile. Un liber externe tapisse tout le pourtour de la masse ligneuse.

Le stipe est bâti sur le type — . Les traces foliaires sortantes

se forment aux sommets des cinq branches de l'étoile ligneuse; celle-ci est donc constituée en réalité par cinq grosses masses réparatrices, courbées, à convexité tournée vers le centre; les cinq réparatrices sont dépourvues de trachées; ce sont cinq apolaires. Les trachées apparaissent au sommet des branches de l’étoile, à la jonction de deux apolaires consécutives. Elles sont destinées aux sorties, et s’éteignent en descendant dans le stipe.

L’émission d une pièce sortante nous fera mieux comprendre la structure du stipe. Nous y distinguons les phases suivantes (fig. 78, pl. XI) :

Stade 0. — Les deux réparatrices ligneuses qui vont

Page 1