‹ Etudes sur la fronde des ZygoptéridéesChapitre 60 sur 119 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

donner naissance à la pièce sortante, sont unies largement entre elles ; le bras ou le rayon de l’étoile intercalé entre elles, est court et indiqué seulement par une saillie arrondie (0, fig. 78).

Stade 1. — Le tissu interne s’insinue entre les deux réparatrices, qu’il tend à séparer en allant de l’intérieur vers l’extérieur. Au sommet du rayon médullaire ainsi formé, apparaissent les éléments de protoxylème, probablement des trachées, qui sont situées à la face interne du bois en contact avec le tissu interne et séparés du liber externe par une mince couche de petits éléments scalariformes .

Stade 2. — C’est la continuation du stade 1 ; mais le pôle ligneux devient intérieur au bois.

Stade 3. — Le pôle ligneux se divise en deux pôles, qui s’écartent l’un de l’autre ; le sommet de la branche de l’étoile ligneuse s’étale donc tangentiellement ; on dirait que la branche est tronquée à son extrémité ; à chacun des deux angles ainsi formés se place un pôle trachéen intérieur au bois.

Stade 4. — La branche de l’étoile s’allonge beaucoup dans le sens radial ; en arrière les deux réparatrices ligneuses rentrent en contact ; elles enferment à l’intérieur du bois une certaine quantité de tissu interne destinée à la masse sortante.

Stade 5. — La masse ligneuse sortante se détache. Elle a une forme ovale ; sa région antérieure, qui contient une petite quantité de tissu interne, forme un gros renflement; sa face postérieure est plate et pourvue de deux pôles intérieurs au bois, situés exactement à ses extrémités (non visibles nettement sur notre fig. 78). La masse ligneuse est tapissée d’un liber externe avec gros tubes criblés. — Aussitôt après le départ de la masse sortante, la branche correspondante de l’étoile ligneuse a repris la structure qu’elle avait au stade 0.

Stade 6. — La masse ligneuse sortante se coupe en deux horizontalement. Toute la région antérieure enveloppant le tissu interne se détache ; elle est destinée à un s tipe axillaire,

GENRE ANKYROPTERIS.

qui pourra, s'il se développe, acquérir une structure identique à celle du stipe principal. Toute la région postérieure de la masse ligneuse sortante avec les deux pôles trachéens est destinée à la fronde. Chacun des pôles s’est divisé en deux autres ; cette division est le point de départ de la formation de deux boucles périphériques, remplies de liber ou de fibres primitives. La trace foliaire revêt ainsi son aspect caractéristique ; les deux antennes antérieures sont plus fortes que les antennes postérieures.

Le stipe de B. Grayi donne encore naissance à des racines et à un grand nombre d’écailles, qui lui constituent un revêtement. La masse ligneuse destinée à une racine s’attache latéralement à l’extrémité d’une des branches de l’étoile ligneuse ; elle s’échappe obliquement comme cela a é té figuré par M. le Dr Scott (29, fig. 98, p. 280).

Quant aux écailles, elles ont été regardées comme des frondes avortées ; elles reçoivent chacune une petite masse ligneuse, qui aurait la forme d’un arc à concavité tournée vers le stipe ; du moins c’est la description qu’en a donnée Renault (24, fig. 8, pl. XI), pour son stipe d 1 Anachoropteris Decaisnei, qui est en réalité un stipe d’ Anhyropteris scandens. Les stipes NA. scandens se montrent couverts des mêmes écailles que fi. Grayi. Des formations analogues s’observent sur le stipe d A . Brongniaidi B. R. Nous avons pu nous assurer que les petits arcs ligneux destinés aux écailles, partent eux aussi latéralement et non radialement des sommets de l’étoile ligneuse du stipe. Ils sont en relation directe avec les pôles trachéens, destinés à la trace foliaire sortante. La structure de ces petits arcs, leur origine, nous rappellent les sorties hâtives, émises par la pièce sortante dans le rachis primaire d 'A. bibractensis. Nous avons pu faire des observations particulièrement nettes à ce sujet sur les stipes d ’A. scandens de Chemnitz et de Neu-Paka ; aussi nous n’hésitons pas à regarder les écailles qui couvrent les stipes & Anhyropteris, non pas comme des frondes avortées, mais bien comme des ramifications hâtives, émises aux dépens des traces foliaires

MO

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