Objection touchant l'absence d’apolaire médiane
Chez S. OLDHAMIA.
Deuxième objection. — L’absence d’une des régions de la trace zygoptéridienne, à savoir de l’apolaire médiane, chez S. oldhamia , doit faire mettre en doute les homologations proposées pour toutes les autres parties.
L’apolaire médiane n’est pas une région essentielle de la trace zygoptéridienne ; elle joue un rôle assurément moins important, que les organes récepteurs ; elle est d’ailleurs très variable comme forme et comme dimensions. Ces variations de l’apolaire médiane sont pour nous chose courante ; nous savons qu’elles peuvent se produire à l’intérieur d’une même série. Chez Metaclepsydropsis duplex par exemple, l’apolaire médiane tend à se couper en deux et à disparaître au profit des organes récepteurs ; chez/?. Romeri , où les antennes sont très développées, Tapolaire médiane est encore très réduite ; enfin chez Z. primaria^ apolaire médiane et antennes sont très développées.
A ce point de vue, S. oldhamia se rapprocherait davantage des Metaclepsydropsis et des Diplolabis. En effet sur les rachis de premier ordre, on peutdire que l’apolaire médiane n’existe pas : et sur les rachis à bois plein, on peut dire qu'elle est très
CLASSIFICATION DES ZYGOPTERIDEES.
réduite ou nulle. C'est là un phénomène de même ordre que chez M etaclepsydro psis et Diplolabis : les régions réceptrices deviennent franchement prépondérantes sur l’apolaire médiane et la masse ligneuse de la fronde a tendance à se couper en deux ou en quatre. La ressemblance des traces foliaires d a Diplolabis et de Stauropteris. due à leur forme en X, a
plus grande, si l’apolaire médiane du Diplolabis se coupait en quatre, comme chez Stauropteris . Toutefois la forme des antennes est différente de part et d’autre. Tandis que les antennes des Diplolabis sont à peu près rectilignes, celles de Stauropteris sont nettement arquées et rappellent très nettement celles des Ankyropteris , avec leurs renflements récep-
Fig. 24. — Comparaison de l’organe récepteur chez . 1 . LOôSfphultcnsis (A et S. olduamia (B).
R p, renflement récepteur postérieur.
Ant.p, antenne postérieure.
Api., apolaire médiane.
Fi, filament.
AJ. polo fondamental postérieur gauche.
Les flèches représentent les deux lignes principales de différenciation ligneuse, qui partent en divergeant du pèle fondamental.
leurs rejetés en arrière, et tendant à venir se toucher sur l'axe de symétrie principal. Il y a là un nouveau caractère commun aux deux derniers genres : on ne peut qu’être frappé en effet de la similitude de forme qui existe entre les antennes dhL ivestph a liens is e t les massifs ligneux des rachis primaires
de S. oldhamia, tels que nous les avons décrits au début de notre étude (lre partie, page 22) ; nous avons noté la forme particulière de ces coins ligneux « qui se bombent devant le pôle et se creusent au contraire sous le renflement récepteur en dessinant une sinuosité analogue à celle des antennes d’^4. westphaliensis » (voir fig. 24 du texte).
A l’inverse de ce qui se passe chez S. oldhamia , l’apolaire médiane chez A Williamsoni demeure prépondérante, et toutes les parties de la trace foliaire restent fortement unies les unes aux autres. Pourtant par le mode d’émission des sorties, A. Williamsoni , se rapproche beaucoup de S. oldhaîm, comme nous l’avons indiqué; et nous sommes fondés à regarder l’absence d’apolaire médiane comme un caractère accessoire.