Le genre Tubicaulis est caractérisé par ce fait que la
masse ligneuse du stipe est cylindrique. La trace foliaire est eu forme de croissant à concavité postérieure. Ce genre ne comprend qu’une seule espèce : T. solenltes.
2. Dans le genre Asterochlœna , la masse ligneuse du stipe est étoilée ; la trace foliaire est rectiligne ou incurvée. Ce genre est divisé en trois sections : Menopterls , Asterochlœna et Clepsydropsis.
Dans la section Menopterls , la masse ligneuse du stipe est faiblement incisée ; les branches de l’étoile sont simples ; la trace foliaire a la forme d’une gouttière à concavité tournée vers l’extérieur. Cette section ne comprend qu’une espèce : le Tublcaulis dubius de Cotta.
Dans la section Asterochlœna } la masse ligneuse du stipe est profondément incisée ; les branches de l’étoile sont ramifiées. La trace foliaire a la forme d’une gouttière à concavité antérieure. Cette section comprend deux espèces : A. ramosa Cotta et A. taxa Stenzel.
Dans la section Clepsydropsis , le stipe est inconnu; la trace foliaire est rectiligne, mais ressemble beaucoup à celle des Asterochlœna. Cette section comprend le Clepsydropsis antlqua Unger et le C. kirgisica Stenzel, auxquels l’auteur a joint le Rachlopteris duplex Williamson et V Aster opter is noveboracensls Dawson.
3. Dans le genre Zygopteris, la masse ligneuse du stipe est annulaire, déprimée par de larges baies ; elle enveloppe une moelle à contour étoilé; la trace foliaire a la forme d’un H. Ce genre est divisé en deux sections : Zygopteris et Ankyropteris .
Dans la section Zygopteris, le stipe est inconnu, la trace foliaire a la forme d’un H ; la fronde n’a que deux files de ramifications. Cette section ne comprend que le Z. primaria Cotta.
Dans la section Ankyropteris , la trace foliaire a plutôt la forme d‘une ancre double; la fronde porte quatre files de ramifications. Cette section réunit tous les Zygopteris de
CLASSIFICATION DES ZYGOPTERIDEES.
Renault et de Williamson, plus le Z. Tubicaulis de Gœppert et le Z. scandens de Stenzel.
4. Le genre Anachoropteris est caractérisé par sa trace foliaire en forme de croissant à concavité postérieure et par la structure du stipe, qui rappelle les stipes Ü Ankyropteris . Ce dernier caractère était emprunté par Stenzel au prétendu stipe N Anachoropteris Decaisnei de Renault , qui est justement un stipe & Ankyropteris .
Il est curieux de constater que Stenzel n’a pas fait rentrer dans sa classification les Botryopteris , qui sont voisins des Anachoropteris. Nous ne parlerons pas des Sphallopteris, Ghelepteris , Bathypteris , Osmundltes , qu’il avait jugé bon d’énumérer à la suite du genre Anachoropteris, et qui sont pour la plupart des stipes d’Osmondacées de l’époque secondaire [voir Kidston et Gwynne Vaughan (20)]-
Toutes les plantes rangées par Stenzel dans ses trois premiers genres sont des Zygoptéridées, et la classification qu’il en donne, était en somme très acceptable pour l’époque où •elle a paru. Pour l’améliorer, il eut suffi de replacer le Menopteris dubia dans le genre Tubicaulis et d’élever toutes les sections à? Asterochlœna et de Zygopteris au rang de genres.
M. le Professeur de Solms (35) a reproché avec raison à Stenzel sa manière de distinguer les sections Zygopteris et Ankyropteris, qui reposait manifestement sur une erreur ; le Z. primaria a effectivement quatre files de ramifications comme la moitié des frondes, que Stenzel rangeait dans la section Ankyropteris. La faute de Stenzel est toutefois autre que ne le pensait M. de Solms ; elle réside dans ce fait que la section Ankyropteris réunissait deux types ( Etapteris et Ankyropteris) plus différents l’un de l’autre qu’ils ne l’étaient
séparément du type Zygopteris.
Au fond, il est facile de voir que le point faible de la classification de Stenzel ôtait précisément une connaissance insuffisante de toutes les traces foliaires.
La classification de Stenzel contenait cinq genres de Zygoptéridées, à la condition d’élever Clepsydropsis et Ankyropteris au rang de genres ; elle en renfermait sept en puissance, puisque nous avons encore pu diviser en deux, chacun de ces deux genres. Elle comprenait quinze espèces.
Mais Stenzel a laissé en dehors de sa classification le Gy r opter is sinuosa Gœpp. et le Stauropteris oldhamia Will.
Depuis 1889, les Zygoptéridées se sont enrichies des deux genres Diplolabis et Dîneur on, dus à Renault (1).