Ibid. p. SU
5. Annales des Sciences naturelles, 'i" série. 1836, p. 194. (>. Verjiingung, IS.ïi, p. 198.
7. Mémoire sur deux algues zoosporécs. Annales des Sciences naturelles, à' série, l. 7. ISi7.
possibilité où nous nous trouvons d'entrer dans les détails, nous renvoyons aux ouvrages récemment couronnés dp M. Thuret ' d'une part, et de MM. Derbès et Solier ' de l'autre.
C'est à M. Braun que nous devons la connaissance du fait singulier que certaines algues produisent deux formes de ces cellules mobiles destinées à la reproduction, formes qui offrent toutes deux de grandes analogies avec les infusoires flagellés, par la manière dont elles se comportent. Ce sont ces deux formes qu'il a distinguées sous les noms de macrogonidies et de microf/onidies. Leur histoire détaillée fut d'abord exposée par lui chez VHijdrodictyon utriculalum, plante qu'on avait jusqu'alors réunie, à tort, aux zygnémacées, et qui, par son mode de développement, semble se rapprocher tout à fait des Protococcacées et surtout des Pediastrum.
Un Hydrodictyon a, comme on sait, l'aspect dune espèce de réseau, formé par des cellules toutes semblables entre elles. Cependant, ces cellules offrent des différences notables quant à la production des gonidies.
Chez les unes, on voit se former un nombre de zoogonidies qui, d'après l'estimation de M. AI. Braun \ va de 7,000 à 30,000 ; ce sont les macrogonidies. Elles ont la forme de corps sphériques, à contenu vert et granuleux, amoncelé dans la partie postérieure ; elles se meuvent à l'aide de deux cils. Leur mouvement n'atteint jamais du reste un haut degré, c'est plutôt une simple espèce de tremblement. Les macrogonidies restent dans l'ulricule-mère, où elles passent, au bout d'une demi-heure environ, à l'état de repos. Elles s'unissent par groupes de trois ou quatre, pôle contre pôle, s'entourent d'une membrane de cellulose et reproduisent ainsi un Hydrodictyon, qui se trouve bientôt libéré par la déchirure et la décomposition de la cellule-mèr.e.
Chez les autres cellules, les zoogonidies qui se forment sont plus petites et plus nombreuses. Leur nombre doit varier, suivant M. Braun, de 30,000 à 100,000 par utricule : ce sont les microgonidies. Elles ont un point oculaire comme une monade,
1. Un extrait de ce Mémoire .-i paru dans les Annales des Sciences Naturelles. 3'^ série, t. l4, p. iH.
2. Un extrolt de ce Mémoire a paru dans le même volume des Annales des Sciences Naturelles. (Depuis lors, le Mémoire lui-môine a paru dans le supplément aux Comptes-rendus de l'Académie des Sciencesi.