Verjiingiing, p. lil
5. On conjngatioii in Diatomacea;. — Annals and Mag. of Nat. History. Vol. 20. 18+7, p. 5i3. i. Voyez Braun's Verjiingung, p. 302.
42 F.TUIlES sur. LES INFUSOIRES
Chez les Mclosira, les choses se passent, d'après M. Thwaites ', un peu ditTéremment que chez les autres Diatomacées. On voit l'endochrôme de chaque cellule subir pour son propre compte des modifications particulières, se concentrer vers le centre de la cellule, et donner lieu à ce que M. Thwaites nomme un sporange (cellule reproductrice), lequel produit une fronde nouvelle, (".'est, au fond, le même résultat qu'a la copulation des autres Diatomacées, seulement ce résultat est réalisé ici sans copulation.
De même que nous avons vu chez les Desmidiacées, chez les Closterium tout au moins, quelques indices de la formation de corpuscules doués de mouvement (zoogonidies), de même M. Nœge'li " a vu paifois des corps mobiles naître dans l'intérieur de quelques Diatomacées. On voit alors la substance colorante s'amonceler sur les parois suivant certains centres, donnant ainsi probablement naissance à des vésicules. Celles-ci se détachent parfois de la paroi et s'agitent comme des zoogonidies dans l'intérieur du têt siliceux (ainsi dans le Melosira varians Agdh.).
M. Focke \ de son côté, a vu se former dans diverses Diatomées non copulées {SiirireUa bifrons, Navicula viridis, Navicula fitlva) des globes enveloppés d'une membrane transparente, qui semblent devoir jouer le rôle de spores. M. Focke avait du reste observé le même phénomène chez les Closterium ' .
Si nous avons considéré d'abord les Desmidiacées et les Diatomées, c'était afin de laisser dans le voisinage le plus prochain possible des infusoires un groupe d'organismes qui semble passer insensiblement aux Asloma (Astasies, Englènes,) de M. de Siebold. Le premier des organismes qui se présente à nous est le célèbre Protococcus pluvialis , connu également sous les noms génév'iques à' Hœmatococcus, Chiamydococcus , etc., synonymie que nous laisserons de côté , parce qu'elle nous entraînerait trop loin. C'est surtout à lie Flotow ' que nous devons l'élude de ce curieux organisme. M. Cohn '' a répété ses observations et les a en grande partie confirmées et étendues.
1. Kiiillier Observations on Ihc Llia(onia(ea^ bj Thwaitos. Annals ami Magaz. ol Nal. Histoi). 18)8, [>. l(i-2-l75.