‹ Études sur la infusoires et les rhizopodes; (volume 2)Chapitre 17 sur 65 · Plijsiologische Sludion. "2 Ilelt. Bienien, I8b · texte numérisé non relu

Plijsiologische Sludion. "2 Ilelt. Bienien, I8b

l. Phjsiologisclie Stndion. 1 Hel't. Bremen, ISil, p. 51.

o Acta Acadeniiai C;es. Leopold naluiîp Cuiiosoiuni. T. iO. Pars i. 1*41.

ti. N'aihirâge ziir Nalurgesctiichle der Protocoatis pluvialis. 1850 (Nova acla Acad. nal. curios.).

KT LES BHIZOPODES. 43

D'après ces documents, le Protococcus pluvialis est une plante soumise à la génération alternante, c'est-à-dire que l'idée d'espèce ne se trouve réalisée chez elle que par l'ensemble d'une suite de générations. Les individus de chacune de ces générations peuvent donner naissance à une descendance nouvelle. Les cellules qui appartiennent à une même génération sont toujours semblables entre elles, mais elles peuvent être tantôt semblables à leur organisme-mère, tantôt non. La reproduction se manifeste d'abord par une division du contenu des cellules, division en deux, ou suivant une puissance de deux. A partir de ce moment peuvent se présenter divers cas :

1» Chaque individu peut s'envelopper, dans la cellule-mère même, d'une tunique de cellulose et devenir par là une spore immobile. C'est ce qui n'a lieu que lorsque la cellulemère était elle-même une spore immobile.

2" Chaque individu peut devenir libre sous forme de cellule primordiale et nager ainsi dans les eaux. Ce n'est que plus tard qu'il se forme autour de cette cellule une enveloppe de cellulose, loisqu'elle a quitté la vie errante pour passer à l'état de repos.

3° Les individus peuvent passer directement à la phase de zoogonidies ou spores mobiles en s'enveloppant d'une membrane roide, mais très-délicate, et ces individus là ont le pouvoir de se reproduire par division en donnant naissance à des individus d'ordinaire semblables à eux-mêmes. En outre, ces cellules sont susceptibles de sécréter une seconde membrane de cellulose beaucoup plus épaisse, tandis que la première est résorbée, et de passer ainsi à l'état de repos.

D'après M. Cohn, ce sont les influences extérieures qui décident si les cellules primordiales résultées de la scission du contenu de la cellule-mère quittent immédiatement cette dernière pour mener une vie errante, ou bien si elles s'enferment immédiatement dans une capsule de cellulose et restent à l'état de repos dans l'intérieur même de la cellule -mère.

L'application de ce principe ne se borne pas au Protococcus pluvialis, M. Cohn l'étend à toutes les algues zoosporées. Il croit que toute cellule primordiale résultant du vaisseau primordial ' possède la faculté ou du moins la possibilité de devenir libre en

I. S'il est (leriiiis du iiKiins d'eiiiplojer ce terme. M. Pringsheim dénie en ellet an vaisseau piimordial de M.Hugo

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tant que cellule primordiale avant d'avoii' sécrété de membrane résistante ; qu'elle peut se munir de cils vibratils et nager librement dans l'eau. Ce ne seraient donc que des actions étrangèies, peu favorables à la phase errante, qui détermineraient une cellule primordiale à sécréter immédiatement une membrane de cellulose sans avoir passé paiaucune phase mobile. Par contre, M. Cohn' pense que sans une scission préalable du contenu de la cellule en plusieurs, aucune forme immobile ne peut passer à l'état mobile ',

En regard de ces intéressantes observations de M. Cohn, nous croyons à peine devoir mentionner celles de .M. Kùtzing, faites en 1840 sur ces mêmes organismes. Cet algologue distingué s'est malheureusement laissé trop facilement entraîner dans une direction qui se ressent encore de l'école des philosophes de la nature du commencement du siècle. Dans un ouvrage qui a été couronné par la Société hollandaise, des sciences de Haarlem ", M. Kûtzing défend la thèse que les plantes cellulaires inférieures sont des parties élémentaires des plantes à organisation plus élevée dans l'état de liberté. Il n'entend point parler ainsi à un point de vue typique ou idéal, mais il prend son assertion à la lettre et prétend pur conséquent que les plantes à organisation élevée ne sont bien réellement que des agglomérations de plantes inférieures. Partant de ce point de vue, il attribue aux Protococcus la piopriété de donner naissance aux végétaux les plus différents. Dans un autre mémoire ' il déclare qu'on a autant de droit déconsidérer ces organismes comme des animaux que comme des végétaux. M admet donc un point de contact intime entre les deux règnes organiques, et le passage immédiat de l'un à l'autre, au moyen de phases de développement de certains êtres. En principe, M. Kiitzing ne reconnaît aucune différence absolue entre l'animal et la plante. Les animaux inférieurs passant immédiatement aux végétaux inférieurs , il fait

de Molli la qualité de vaisseau. II croil que l'aiipaieiice de niembiaue que piéseule celui-ci, est duc au x réactifs qu'on emploie, et qui l'ont contracter la substance. A l'aide de réactifs suffisamment faibles, on n'obtient, suivant lui, qu'une masse nuicilagineuse qui n'a rien de membraneux (Voy. Pringslieini. Grmullinien einer Théorie der Pltauzenzelle. Berlin, l8rS4).

1. Il est clair que ces considérations ont une couleur encore très-théorique.

t. Kiitzing. Die Umwandiung niederer Algenformen iu hiihere etc., dans Naturkuundige Verhandlingen van de Hollandsche Maatschapij der Wetenschappen te Haarlem. 1841.

3. Kiitzing. Ueber die Verwandiung der Inl'iisorien in niedere Algenformen. iNordhausen, 1844. ,

vivre les Diatomées d'une vie aussi animale que végétale ; il permet aux algues de se transformer en infusoires et vice-versà '.

Les Protococcus ont eu du reste le sort d'être confondus avec des organismes de tous genres. On a prétendu, par exemple, qu'il était impossible de distinguer le Protococcus vulgaris {Lepra viridis des auteurs) des gonidics libres de certains lichens, de la Parmelia parietina, par exemple. Mais M. Alex. Brauii " a montré que les diftérences sont assez grandes : dans les unes, les gonidies des lichens, la multiplication s'effectue au moyen d'une division interne et simultanée du contenu [de la cellule en un nombre de parties qui varie de 4 à 8 ; dans les autres, les Protococcus^ au contraire, la multiplication a toujours lieu au moyen de la répétition successive d'une division binaire, comme MM. de Flolow et Cohn l'ont démontré. De plus, les gonidies des lichens ont, d'après 31. Braun, un nucléus qui fait défaut au Protococcus.

Reste à savoir si le développement remarquable des Protococcus. tel que de Flotow et M. Cohn nous ont appris à le connaître, est celui d'une plante ou celui d'un animal. Certaines formes de Protococcus pi iivialis sont, d'après M. Cohn, impossibles à distinguer d'une Chlamydomonas Puhisculus \ M. Dujardin ' qui, sans raison valable, donne à la Chlamydomonas Pulvisculus Elu-, le nom de Diselmis viridis, et qui la considère comme un animal . lui attribue un mode de développement assez semblable à celui que M. Cohn a constaté chez les Protococcus. D'un autre côté, certaines formes, certains états du Protococcus plumalis ressemblent à s'y méprendre à la Pandorina Morum dont M. Ehrenberg fait un animal, classé par lui dans la famille des Volvocinées. M. Kùtzing fait par contre d'un organisme, qui semble être fort voisin de cette Pandorina, ou qui est peut-être même identique avec elle, une Palmellacée sous le nom de Boiryocystis Morum. M. de Siebold range de même la Chlamydomonas Pulviscidus parmi les algues. Aussi fût-il démontré que ces êtres ne sont qu'une seule et même espèce, il n'y aurait rien de prouvé quant à l'animalité ni à la végétalitédes Protococcus. Si M. de Siebold fait des Chlamydomonas des plantes, cela tient uniquement à ce

1 Voyez une lélutation de Kùtzing dans harl Nipgeli : .\tue Algensyslenie, page yfl el suiv.

2. Algariiiu UDicellularium gênera nuva et minus cognita. i855.

5. Beitrâge zur Naturgescliiclile des Protococcus. Nov. act. Aead nat. cur. lK"ili, p. 7.j|.

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