‹ Études sur la infusoires et les rhizopodes; (volume 2)Chapitre 33 sur 65 · Loc. lil., i». 38 et · texte numérisé non relu

Loc. lil., i». 38 et

que je voulus les montrer, je ne fus pas peu étonné de ne trouver au lieu de Vaginicoles presque rien que des Acineta.

» La transformation des Vaginicoles en Acinètes était déjà démontrée par ce qui précède (!). Dans l'Acinète on pouvait leconnaître, de manière à ne pouvoir s'y méprendre (?), l'enveloppe transparente comme du cristal de la Vaginicolacrijstallma, ainsi que son corps lui-même. Ce dernier était encore librement suspendu dans l'enveloppe. Il avait cessé d'être attaché au fond de celle-ci et s'était avancé vers la partie antérieure, où il s'était contracté en globe et s'était transformé en une vésicule fermée. Les bords de l'ouverture du fourreau, ou enveloppe, s'étaient inclinés, sur tout leur pourtour, vers l'axe central, et formaient ainsi au-dessus du corps contracté un abri en forme de toit, muni de lucarnes qui se présentaient comme des fentes allongées. Ce toit conservait sa forme, grâce à une substance gélatineuse qui l'unissait au corps contracté de la Vaginicole et qui était sécrétée en grande abondance surtout par la partie antérieure de ce dernier. Les extrémités en pointe de cette sorte de couvercle tectiforme faisaient souvent saillie au-dessus de la couche gélatineuse. J'obtenais l'image la plus claire de cette transformation du fourreau ouvert de la Vaginicole, en fourreau fermé de l'Acineta, lorsque le filament de conferve était tourné de manière à ce que l'Acineta s'élevât verticalement entre le filament de conferve et l'œil de l'observateur. Le fourreau de l'Acineta présentait alors im contour polygonal, d'ordinaire à six pans, résultant des six champs triangulaires, inclinés sur le corps qui était enfermé dans l'intérieur du fourreau, et alternant avec un nombre égal de fentes

» La dérivation ' de nos Acinètes des Vaginicoles ressortait également des rapports de grosseur. Les conferves ne portaient en effet que des Vaginicoles dont le fourreau atteignait une longueur' oscillant entre 1 /60 et 4/24 de ligne ; dans le plus grand nombre, cette longueur était de i/40 à i/30 de ligne sur 1/70 de large. La hauteur des fourreaux d'Acinètes variait de i/60 à 1/32 de ligne, et leur largeur n'était jamais que légèrement inférieure à la hauteur. »

On le voit, cette prétendue observation est fort loin de mériter ce nom. M. Stein n'a réuni V Ad netamystacina à hCot/mmia crijstallina que par suite d'un raisonnement à

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base foit peu solide. Nous laisserons de côté les dernières données relatives à la grosseur, données qui, comme on le comprend fort bien, ne prouvent rien, et pourraient même donner lieu à des objections sérieuses, puisque dans leur partie large les fourreaux d'Acineta sont relativement et constamment plus larges que ceux des Cothurnies. D'ailleurs M. Stein raconte lui-même ailleurs' avoir trouvé des Àcineta mystacina inûniment plus grosses que les premières ; mais nous considérerons le point capital, l'apparition d'une foule d'Acinètes dans un liquide censé n'en pas contenir précédemment,, apparition coïncidant avec une diminution du nombre des Cothurnies qui peuplaient originairement le liquide. Or, est-il permis de conclure de là à une affinité quelconque entre les deux formes? M. Stein, comme tout ceux qui s'occupent d'infusoires, a fait très-certainement l'expérience journalière qu'au bout de peu de jours un liquide donné se trouve peuplé d'infusoires tout différents de ceux qu'il contenait d'abord. Les causes de ces modifications dans la population infusorienne des eaux renfermées dans de petits réservoirs, modifications dans lesquelles on peut être tenté au premier abord, mais seulement au premier abord, de voir une espèce de périodicité, ces causes, disons-nous, sont toutes physiques ou chimiques; elles dépendent de la température, très-souvent du degré de concentration de l'eau, modifié constamment par l'évaporation, de la présence ou de l'absence de matières en décomposition, etc., etc. L'oubli de ce fait ne s'explique que par l'attachement exagéré de M. Stein à son idée favorite, la découverte de métamorphoses chez les infusoires. Si l'on se laissait aller à ce mode de raisonnement, on en viendrait bientôt à ne voir chez les infusoires que des passages perpétuels d'une forme à l'autre, sans loi, sans règle aucune que le bon plaisir de l'observateur. Comme il finit presque toujours par s'établir au bout d'un certain temps dans un vase de petite dimension un certain degré de putréfaction, circonstance qui paraît tout particulièrement favorable au développement de VEuplotes Charon et du Paramecium Aurélia, il est fort habituel de trouver qu'au boutd'un laps de temps, plus ou moins long, la plus grande partie de la population d'un petit réservoir consiste en Euplotes, en Paramecium et autres animaux vivant dans de semblables circonstances. Un esprit un peu trop porté aux spéculations aventureuses pourrait par suite chercher dans ces formes-là les prototypes des

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