I. Infusionslhieie. Taf. XXIV, Fig. Il
En outre de cette intéressante (iivision spontanée, nous avons eu l'occasion d'observer chez les Stentors la production d'embryons internes. Déjà, en 1845, M. Eckhard ' mentionnait l'existence d'embryons chez le Stentor cœruleuset le Stentor polymorphus de M. Ehrenberg. Il les vit résulter de globes arrondis qu'il observait dans l'intérieur de ces infusoires. M. Eckhard n'a fait qu'une étude très superficielle et excessivement fautive des Stentors ', auxquels il va jusqu'à refuser l'existence du vaisseau longitudinal, déjà décrit par M. de Siebold. Les boules qui, suivant lui, sont le premier indice des embryons sont, d'après sa description, d'abord peu granuleuses, mais prennent plus tard "" une consistance grenue. Il ne se demande pas d'où elles ont pu provenir. Sur leur surface un certain nombre de granules s'arrangent en ligne et forment un organe glanduleux qui, au bout d'un certain temps, donne naissance à une rangée de cils. C'est là évidemment la bouche, dit M. Eckhard.
Si ces observations sont exactes, c'est ce que nous ne pouvons nier avec certitude, mais nos propres observations, faites sur un nombre d'individus peu considérable ', les rendent peu probables ■* .
Nous vîtnes, en etfet, chez quelques individus, le nucléus, à apparence granuleuse peu définie, se rentier à l'une de ses extrémités, et cette partie rentlée en ovoïde ou en boule se détacher du corps de ce nucléus {V. PI. IX, fig. 5). Chez d'autres individus nous constatâmes un nombre plus considérable de ces renflements, dont les uns étaient déjà complètement séparés du nucléus, tandis. que les autres étaient encore intimement unis avec lui.