‹ Études sur la littérature et les moeurs des Anglo-Américains au XIXe siècle [microforme]Chapitre 116 sur 138 · OLD · texte numérisé non relu

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ut, II ne réfléchissait ficier anglais, le laisrait au moins suspect.

| bordaient la route, et echerches les plus milorsqu'un des. inquisius la plante des pieds nir; on les examina, et t André favorisait l’exée plus proche, qui était vaient pris une rançon

> même jour, paraissait tte Royale, publiée par ro se trouvait un poème i-même, et où, sous le lait l'ennemi. La deringulière semblait prolé, disait-il en terminant ivanter ! si ce guerrier, attraper à son tour ! »

ces vers furent publiés.

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nnait à Northcastle se intelligence tellement r André rencontra une ait. pas s'attendre. Cet rs d' André tout ce qui

LE GÉNÉRAL ABNOLD. 975

prouvait un complot prémédité : cartes, plans, évaluatious, renseignements écrits de la main d' Arnold. Il n' eut pas l'esprit de comprendre que c'était là une trahison ; se laissa séduire par les contes que lui faisait André et que le besoin de sa conservation lui dictait, et tout en adressant à Washington les papiers saisis, prit la résolution d'envoyer André au quartier-général, c'est-à-dire de le réunir à son complice. Sous les ordres de Jameson se trouvait un major Tallmadge qui, huit jours auparavant, avait reçu Arnold l’ordre précis d'amener au quartier-général tout homme qui, arrêté par lui, se nommerait Anderson, Cette circonstance et la lecture des papiers ne lui laissèrent aucun doute sur le complot; il insista vivement pour que Jameson changeît de résolution. Après beaucoup de discussions et d’hésitations, on convint que le prisonnier serait conduit au Bas-Salem, village où un M. Brenton lui donna l'hospitalité. Là le. prisonnier voyant son sort inévitable, écrivit à Washington la lettre suivante :

« Les renseignements donnés jusqu'ici par moi m'avaient été dictés par le désir bien naturel de me tirer d embarras. J'ai peu d'habitude du mensonge, et je n'ai pu réussir. Que Votre Excellence soit persuadée qu'en faisant cette démarche auprès d'elle, je ne cède ni à des craintes quant à ma vie, ni à une faiblesse indigne d'un militaire, Je ne veux pas rester sous l'imputation d'avoir joué un rôle vil par intérêt. C'est pour laver ma réputation que je parle, non pour assurer ma vie. La personne qui est entre vos mains est le major Jean André, adjudant-général dans l'armée anglaise. A la guerre, obtenir des renseignements et conqui= rir de l'influence dans l’armée de son ennemi est un avantage que la coutume permet. J'ai, pour favoriser une entreprise de ce genre, consenti à venir trouver entre les

camps des deux armées une personne qui devait me donner des renseignements. J'ai quitté le bord du Vautour à cet effet, et une barque m'a conduit au rivage. Une fois à terre, on m'a dit que la nuit était trop avancée pour que je reprisse la même route, et qu'il fallait rester; j'étais en uniforme et j'avais risqué ma vie. Contre mes intentions et mes stipulations, je me suis trouvé dans vos lignes; Votre Excellence comprendra aisément ce que j'éprouvai quand on refusa de me reconduire dans le bateau qui m'avait amené, Dévenu prisonnier malgré moi, je concertai ma fuite, quittai mon uniforme, parvins à dépasser les lignes américaines, et je finis par atteindre le territoire neutre. Là, quelques volontaires m'ont arrêté. Je n'ai rien à vous révéler de plus; j'atteste sur l’honheur, comme soldat et gentilhomme, que tout ce que contient cette lettre est vrai, Quelque rigueur que la politique puisse vous dicter, j'ai l'honneur de prier Votre Excellence (et je sais à qui je m'adresse) de faire que cette rigueur soit accompagnée d'assez de convenances et d’égards pour ne pas laisser croire que ma vie à été flétrie et ma conduite déshonorante. Je vous demande aussi la permission d'écrire une lettre ouverte au général Henri Clinton, une seconde à une personne pour obtenir des vêtements et du linge. » Puis-je rappeler à votre souvenir plusieurs Américains de Charleston dont le complot a été découvert et qui sont maintenant prisonniers ? Quoique leur situation et la mienne ne soient pas complétement analogues, on pourrait les échanger contre moi, et le traitement dont je serais l’objet pourrait dans tous les cas influer sur leur sort. Je vous adresse cette lettre, monsieur, non-seulement à cause de la position supérieure que vous occupez, mais encore par la confiance que m'inspire Ja haute générosité de votre caractère, etc. »

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