‹ Études sur la littérature et les moeurs des Anglo-Américains au XIXe siècle [microforme]Chapitre 27 sur 138 · LE GÉNÉRAL MOREAU · texte numérisé non relu

LE GÉNÉRAL MOREAU

„ vorables. II traite avec mépris ce qu'il appelle les havards „et leurs caquets. \

„vous avez tort, lui dis-je, ces gens-là sont une puis- » sance dans une république. Ne croyez pas que vouf go » ici aussi libre que vous pourriez l'être daris une monar- „ chie absolue. Parmi nous, tout homme qui a un nom i ett inféodé à l'opinion publique. I y a mille choses que » vous pourriez ailleurs faire avec impunité, et qui vous „ sont défendues ici. Un gouvernement despotique, en vous » entourant d'espions, pourrait s'assurer de votre conduite » et une fois que vous seriez bien en cour, vous vous mo- » queriez des soupçons du vulgaire. Dans un pays tel que » le nôtre, il n'y a pas de police, et comme il nous est im- » possible de savoir tout re que font les autres, nous pre- » nons Je parti de soupçonner nos voisins. Nous sommes » Petite-Ville et Province. Nous jugeons sur de fausses ap- » parences, et souvent il est impossible de déraciper » idées que nous avons adoptées sans motif et avec » étourderie ridicule. ee.

» En cas de nécessité absolue, lui demandai-je en- » suite, porteriez-vous les armes contre la France!

„ Sans aucune répugnance ; la France m'a rejeté, je „ suis citoyen du pays que j'habite; j'ai le droit d'y exer- „ cer mon métier comme tout le monde. Mon métier à » moi c'est la guerre, je commande mes troupes comme „ un chepelier fait des chapeaux. Si Bonaparte bannissait » un chapelier français, il lui serait permis. d'ouvrir bou- „ tique ailleurs Un général français banni doit jouir du » même pri / ilege. a g

» Je ſis semblant d'accepter ce sophisme, et je gardai le

meu vieil pays

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