‹ Études sur la littérature et les moeurs des Anglo-Américains au XIXe siècle [microforme]Chapitre 31 sur 138 · PAULDING, ETC · texte numérisé non relu

PAULDING, ETC

Paulding. — Le Frère Jouathan, — Le docteur Channing.

Nous venons d'examiner rapidement les titres de Franklin, de Morris, du Cultivateur américain, de Jonathan Edwards, de Washington Irving, de Brockden Brown et de Cooper à la gloire ou à la célébrité. Nous aurions pu citer encore Joël Barlow, auteur de la Colombiade, poème qui ne manque ni d'élégance, ni de vigueur ; — Paulding dont le Coin du feu d’un Hollandais, douce élégie, offre une imitation un peu molle et allanguie du Vicatre de Wakefield ;—le biographe du Frére Jonathan, écrivain spirituel et puéril, pour lequel une taupiuière est une montagne et une jatte. de lait l'océan. La vigueur de création, l'énergie et l'originalité de l'intelligence ne se font remarquer chez aucun de ces auteurs d'une manière assez éclatante pour qu'on les c'asse parmi les hommes de génie , Cooper

excepté. Le docteur Channing. le plus eloquent des écrivains

sacrés que l'Amérique ait produits, doit fixer quelque temps notre attention; les caractères spéciaux de sa race et de son pays se retrouvent encore dans ses ouvrages.

Je ne sais s'il y.a une éloquence tout-à-fait impartiale ; or c'est l'impartialité, l'équité, le balancement des opinions, la pondération des principes que le docteur Channing essaie d'établir. « Ceci est juste et raisonnable ; mais cela peut ne pas l'être moins; ces théories sont soutenables, les opinions opposées ont leur côté probable et plausible. » Le docteur Channing recueille les axiômes contradictoires , qu'il tente de réunir et de former en république ; il appli-

Page 1