‹ Etudes sur la Litterature Francaise (volume 3)Chapitre 3 sur 31 · I. I vol. in-i8 (Galtnann-Lévy · texte numérisé non relu

I. I vol. in-i8 (Galtnann-Lévy

adictions, à présenter le résultat de ses recheravec une aisance qui est une coquetterie de :sse el un raffinement de courtoisie à l'endroit cteur. C'est un plaisir de suivre ce récit alerte, nt, spirituel, dont la signification ne se trahit lar une note d'ironie jamais appuyée. En nous int à ces travaux, nous essaierons de jeter un

d'œil d'ensemble sur ce qu'on pourrait appeivec un peu de solennité peut-être et quelque

de complaisance, la carrière diplomatique de

e commença de bonne heure, puisqu'il nous remonter à l'année i-j2t, le cardinal Dubois

premier ministre. Voltaire n'est encore que ur A'Œdipe. C'est un jeune homme connu ut pour sa facilité à faire les vers et l'efTronde ses propos. D'une part, il compose des ets satiriques contre le gouvernement de la nce; n^ais, d'autre part, il brûle de le servir,

se mettre dans les bonnes grâces de Dubois, pargne rien, et n'hésite pas à le comparer à ilieu; c'est, comme on pense, pour le préfé- 1 crut avoir trouvé un moyen de se rendre utile

mettant à la recherche d'un certain Salomon

personnage louche dont il y avait intérêt à er les services. Il écrit à ce sujet à Dubois : nseigneur, j'envoie à Votre Éminence un petit Dire de ce que j'ai pu déterrer touchant le juif

dontj'ai eu l'honneur de vousparler. Si Votre Eminence juge la chose importante, oserai-je vous représenter qu'un juif, n'étant d'aucun pays que de celui où il gagne de l'argent, peut aussi bien trahir leRoi pour l'Empereur, que l'Empereur pour le Roi? Je peux plus aisément que personne au monde passer en Allemagne sous le prétexte d'y voir Rousseau... Si ces considérations pouvaient engager Votre Eminence à m'employer à quelque chose, je la supplie de croire qu'elle ne serait pas mécontente de moi et que j'aurais une reconnaissance éternelle de m'avoir permis de la servir *. » Il est inutile de faire ressortir l'atrocité du langage dans la première partie de cette lettre, et la platitude dans la seconde. Cette fois, d'ailleurs, Voltaire en fut pour ses frais. Ce n'est qu'une entrée de jeu, mais elle est curieuse.

Le cardinal Fleury succède au cardinal Dubois, Frédéric II succède à Frédéric-Guillaume. Le nouveau monarque, en qui on s'était habitué à voir un bel esprit, amateur de vers et joueur de flûte, déconcerte Soudain l'Europe par son attitude, et se livre, notamment sur les confins de la Silésie, à des préparatifs de guerre qui étonnent et qui inquiètent. Voltaire propose à Fleury d'utiliser les liens d'affection qui depuis de longues années l'unissent au prince royal de Prusse, et se fait fort de péné-

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