‹ Études sur la maladie des vers à soie 1870 v. 2Chapitre 13 sur 79 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

RAPPORTS ET PUEUGATIONS DIVERSES GOIFIRHAHT L'EFnCAGITÉ DE MON PROCÉDÉ DE GOHFEGTION DE LA ARAIHE DE VERS A SOIE.

Pendant les quinze ou dix-huit années qui ont précédé mc*s études, le mal a provoqué une multitude de reeherches , de

journaux, de brochures On a proposé des remèdes sans nombre

pour les combattre. On a formulé des théories sur ses causes et sur sa propagation à travers TEurope et TAsie. Parmi les auteurs de ces travaux, il en est dont Timpuissance se traduit aujourd'hui par la négation des progrès qui ont échappé à leurs investigations. C'est la loi commune pour toutes les découvertes nouvelles. D'autre part, le commerce des graines avec le Japon ne peut avoir de prospérité et de durée qu'au prix de la continuation du fléau. Les Compagnies qui exploitent ce nouveau genre de négoce avec l'extrême Orient ont donc intérêt à nier la possibilité du grainage indigène. Quant à la déloyauté et aux manœuvres de certaines personnes livrées au commerce de la graine indigène, elles dépassent toutes les bornes.

Le lecteur me saura gré, sans doute, de passer sous silence les attaques passionnées auxquelles ont donné lieu mes Communications à l'Académie des Sciences et à divers Recueils. Je ne crains pas d'être démenti en assurant que, dans toutes les contradictions qui se sont fait jour, il n'y a pas un fait, pas une observation sérieuse. On m'a opposé des opinions préconçues, des théories hasardées, et surtout un certain nombre d'insuccès d'éducations faites avec des graines confectionnées d'après mou procédé de grainage, sans s'inquiéter des causes qui avaient pu provoquer ces échecs, comme si la non-réussite d'une éducation avait pour c(mséquence nécessaire que la graine élevée était mauvaise.

Si, dans les articles publiés par mes adversaires pour contester Texactitude des résultats de mes recherches et leur importance pratique, il nj a pas un fait digne d'être discuté, en revanche, j*ai la satisfaction de pouvoir produire les Rapports d'un certain nombre de personnes qui, cherchant la vérité sans parti pris, se sont livrées à des expériences comparatives dans le but de mtîttre à l'épreuve des faits les principes que j'avais établis (i). Leurs observations forment la deuxième Partie de ce volume.

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