‹ Études sur la maladie des vers à soie 1870 v. 2Chapitre 24 sur 79 · GRAINE · texte numérisé non relu

GRAINE

Nombre

des Individus observé».

Individus malades

Maladie p. lOo.

Nombre

des Individus observés.

Individus malades

Maladie p. 100.

Nombre

des

œufs

observés.

(JEufs malades.

Maladie p. 100.

No 35.

Vous voyez, Monsieur, qu'on a fait de nombreuses observations pour chaque cas ; ces observations se sont succédé dans un certain nombre de jours, c'està-dire du 14 juin au 4 juillet. Des 1268 papillons examinés dans le n^ 35, 346 étaient des plus beaux par leur aspect, 38 étaient des moins beaux, et 885 étaint des couples séparés par la méthode cellulaire. C'est avec ces graines excellentes que les frères Levi attendent la campagne de l'année prochaine. La qualité des cocons est aussi des plus belles.

M. Crivelli n'a pas eu un résultat moins heureux avec la partie cultivée isolément dont je vous ai parlé précédemment : 3o chrysalides, moitié mâles,

(i) Observation no 7 : chrysalides, 8 pour 100; ^rraines, 3 pour 100 de maladie. Observation no 25 : chrysalides, 20 pour 100 ; graines, 6 et 7 p. 100 ». Observation nO 43 : chrysalides, 33 pour 100 ; graines, 12 p. 100 ».

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moitié femelles, ont été trouvées toutes saines ; parmi 60 papillons de la même chambrée, dont 3o mâles et 3o femelles, une seule femelle a présenté des corpuscules. Pas un œuf sur i5o ne s*est montré malade. Cette graine, qu'on peut dire parfaite, on relèvera dans la maison même que je vous ai indiquée plus haut, maison éloignée des autres chambrées, où l'on a déjà pratiqué et où Ton renouvellera la désinfection par le chlore.

J'ai t&ché plus haut d'établir une proportion entre la maladie des chrysalides et celle des papillons et des œufs. Cette proportion est difficile à établir k cause de l'époque différente à laquelle on fait les examens, principalement pour les chrysalides. Si l'on observe celle-ci trop tôt, on peut avoir o pour 100 dans les chrysalides; 3o, 5o, 60 pour 100 dans les papillons, et avoir encore pour 100 dans les œufs qui en proviennent. Les mêmes proportions ont été trouvées par M. Crivelli.

On voit que les corpuscules se reproduisent avec une rapidité incroyable, et quelquefois dans les derniers moments de l'existence de la chrysalide, alors que les œufs eux-mêmes sont déjà formés, ce qui explique le grand nombre de papillons corpusculeux dans un lot où cependant les œufs en sont presque exempts. Si donc les chrysalides présentent des corpuscules, on est sûr d'en trouver aussi dans les œufs, mais dans une proportion plus faible. Alors la maladie est moindre d'un tiers ou de moitié dans les œufs. Tout dépend de Vépoque d'invasion de la maladie.

Dans des expériences de grainage cellulaire, on a constaté le peu d'aptitude qu'ont les mâles à communiquer les corpuscules aux femelles. Dans des tableaux rédigés par M. Crivelli, lorsque le mâle était malade et la femelle saine, les œufs étaient constamment sains. Est-ce que les spermatozoïdes entrent dans l'œuf par des ouvertures qui ne laissent pas pénétrer les corpuscules? Des registres d'observations microscopiques que je possède, je puis encore déduire que la maladie des œufs est fréquemment le dixième de celle que présentent les papillons. En voici quelques exemples :

OEITS.

PAPIIXOMS.

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