‹ Études sur la maladie des vers à soie 1870 v. 2Chapitre 6 sur 79 · RAPPORT A L'EMPEREUR, PAR M. BÉHIC · texte numérisé non relu

RAPPORT A L'EMPEREUR, PAR M. BÉHIC

MINISTRE DE L AGRICCLTCRE, DD COMVERCE ET DES TRAVAUX PUBUCS.

Paris, le 19 juillet i865.

Sire,

A la suite de la récolte exceptionnellement abondante que l'industrie séricicole obtint en 1848, une maladie déjà anciennement connue suivant les uns, nouvelle selon Topinion d'autres personnes, frappa nos races de vers à soie, et prenant un caractère épidémique, se propagea avec une rapidité désespérante, non-seulement en France, mais dans toutes les contrées séricicoles de TEurope et même d'une portion de l'Asie.

Les ravages occasionnés par cette maladie, appelée gatine^ étisie ow péhrine,' ont été tels, que la production normale des cocons, en France, évaluée dans les années ordinaires à plus de 100 millions de francs, est tombée en i863 et 1864 à 34 millions, dont il faut encore retrancher 10 millions pour le prix des achats de graines que nos éducateurs ont dû faire à l'étranger, alors qu'auparavant ils les produisaient eux-mêmes.

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