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puscules. Or, ces graines ont échoué par la maladie des morts-flals. La prédisposition à la maladie était même si accusée que, dans quelques-uns des lots, la mortalité commençait dès les premières mues (i).
Cette observation parait être sans grande utilité pratique, puisqu'on n'a jamais recours, pour faire de la graine, à des chambrées qui ont eu une mortalité plus ou moins sensible par les morts-flats. Il est de règle que la première condition que doive remplir une chambrée destinée au grainage soit d'avoir très-bien marché, ce qui doit s'entendre de l'absence d'une mortalité sensible de la quatrième mue à la montée, bien plus encore que de la quotité effective du rendement de la chambrée en cocons. Toutefois, en y réfléchissant, il est facile de reconnaître l'importance du fait d'hérédité que je viens de mentionner. En effet, lorsqu'on examine avec attention beaucoup d'éducations, au moment de la montée, on observe que pour une même race il est des vers qui ont une assez grande agilité ; qui, par exemple, forment leurs cocons dans l'espace de quarante-huit heures ; que d'autres, au contraire, et dans des éducations non moins bien réussies, sont languissants et très-lents à filer leur soie. On les voit demeurer longtemps étendus sur les branches, au pied de la bruyère, sans mouvements. De tels vers, bien que tous finissent par faire leur cocon, ne sont-ils pas malades? Car lorsque la maladie des morts-flats sévit d'une manière sensible et s'accuse par une mortalité plus ou moins considérale, il est facile de reconnaître que les vers survivants ont ce même caractère de langueur dont je parle. C'est pourquoi je recommandais expressément, l'an dernier, non-seulement de faire grainer des chambrées à peu près exemptes de corpuscules, mais de préférence celles dont les vers auraient été agiles à la montée, dans l'espoir d'éloigner autant que possible la prédisposition à la maladie des morts-flats par hérédité. Cette prescription est devenue plus impérieuse encore cette année, puisque j'ai pu constater rigoureusement le caractère héréditaire de la maladie. Malheureusement cette prescription est d'une application assez difficile. D'une part, il s'agit de l'observation d'un état de langueur plus ou moins accusé chez les vers ; c'est là une affaire de coup d'oeil ; ce n'est pas un caractère précis : on peut commettre des erreurs. D'autre part, pour un vaste grainage, comment étudier par soimême toutes les chambrées à la montée? Les limites de temps dans lesquelles est renfermée la montée des vers sont assez rapproches pour une localité déterminée. Si l'on peut en visiter quelques-unes, beaucoup d'autres échapperont à l'observation (a).
(i) Voir ma lettre à M. Dumas, datée d'Alais, le lo avril 1868, dans les Compta rendus de rjcadémie des Sciences t. LXVI, p. 721; et aussi dans la troisième Partie de ce volume.
(2) Quoi qu'il en soit, j'insiste toujours sur la grande utilité pratique de l'examen des chambrées de la quatrième mue à la montée, et particulièrement à la mootée. Il faut s'efforcer de pouvoir le faire.
En définitive, il y avait un intérêt considérable à pouvoir substituer à l'examen des vers à la montée un caractère physique précis. Ce caractère, je crois l'avoir découvert. ^
§ IX. — D'un ferment pouvant servir de témoin de l'existence