NAPOLÉON
Les personnes dont la nomination était réservée au Ministre de TAj^riculturo, furent :
MM. Gag!Iat, sériciculteur et juje de paix, à Joyeuse (Ardèche);
Bo^ccET, éducateur et ju(re de paix, à Aubajne (Houches-dil-Rhûnc);
Séri'sclat, filatcur de soie et président de la Chambre des Arts et Manufactures de Valence, à Valence (Drôme);
Le marquis de Ginestocs, éducateur et président du Comice agricole du Vigan, au Viçan (Gard);
Buisson, filateur de soie, à Tronche, près Grenoble (Isère);
Le marquis de l'Espine, sériciculteur et président de la Société d'Ag^riculture de A^aucluse, à Avignon (Vaucluse);
Payen, négociant en soieries, membre de la (>b:inibre de Commerce de Paris, à Paris;
DusEiGNEVR, négociant en s:)ie, membre de la Chunibre de Commerce de Lyon, à Lvon.
La discussion qui eut lieu au Corps législatif, dans sa séance du 17 mai 1867, n*a apporté que de faibles lumières sur Tétat de la sériciculture en France à cette époque. Aucun des orateurs qui prirent la parole au sujet des interpellations de M. Fabre, député du Gard, n'était au courant de la question, excepté, toutefois, le Ministre de TAgriculture, M. deForcade la Roquette. Les propositions de M. Fabre, s'appuyant sur une connaissance incomplète des principes scientifiques relatifs à la maladie régnante, n'avaient pas un caractère pratique nettement déterminé, et, dans
leur teneur, elles étaient d'une application impossible. En faisant porter, non sur la graine, mais sur les chrysalides et les papillons reproducteurs, les garanties demandées par M. Fabre, on aurait pu arriver à des mesures acceptables. Par exemple, on jette au fumier les papillons après la reproduction^ l'obligation seule d'accompagner tout lot de graine indigène d'une partie de ces papillons au moment de la vente, pourrait éviter une multitude de fraudes dans le commerce de cette denrée. Toutefois, cette discussion a témoigné une fois de plus de l'étendue et de la gravité des désastres séricicoles.