BAUER ESC ER EN DE | CO CONS
INTRODUCTION. 43 cluse), celle de Saint-Hippolyte-du-Fort (Gard), celle de Ganges
(Hérault), etc., placées sous le patronage des Comices du Vigan et de Ganges, sont très-prospères. Bon nombre de particuliers ont même élevé à leurs frais de petits établissements analogues pour l'essai des graines qu'ils destinent à leurs propres éducations.
Aux divers procédés que nous venons de passer en revue, on peut adresser les mèmes reproches. Ils sont loin d’être sûrs dans leurs indications. Toutefois leur utilité est incontestable dans beaucoup de circonstances, et c’en est assez pour encourager l’éducateur à ne pas négliger d’en faire usage. Mais, seraient-ils excellents en eux-mêmes, qu’on devrait encore les trouver insuflisants et défectueux; car leur objet étant de servir à distinguer la bonne graine de la mauvaise, tous présupposent que la graine existe et que, mauvaise aussi bien que bonne, elle a été faite. Là est le vice radical de toutes ces méthodes, parce qu'une graine faite est toujours élevée. |
Trouver le moyen de confectionner de la graine saine dans tous les pays producteurs de la soie, sans être contraint d’en faire de la mauvaise, voilà le problème qu'il fallait tenter de résoudre. Les esprits clairvoyants ne s’y trompaient pas. M. Henri Marès s’exprimait à peu près ainsi, en 1860 : « Pour la plupart des magnaniers la maladie est /a maladie de la graine. En donnant ainsi au fléau le nom de son caractère principal, les éducateurs nous indiquent le but qu’il faut poursuivre, si nous voulons rendre à l'élève des vers à soie les conditions normales de son existence. Ce but consiste à trouver le moyen de refaire de bonnes graines ; tant qu'il ne sera pas atteint, l’industrie séricicole attaquée dans ses fondements mèmes, se trainera péniblement dans une im-
passe (1). »
qu’un nombre déterminé, cent à l’ordinaire, et on compare à ce nombre le nombre de cocons obtenus dans chacun des paniers qui renferment les divers essaïs. Les bonnes graines doivent donner de go à 100 cocons pour 100 vers comptés au premier repas après la première mue.
(1) Henri Marës, Messager agricole du Midi, t. 1, p. 14.
Très-peu de tentatives et toutes infructueuses ont été faites dans cette direction (1).
L'objet principal de cet Ouvrage est précisément de faire connaître un moyen pratique de confection de la semence saine à l'exclusion de la mauvaise et des procédés capables de multiplier, autant qu'on peut le désirer, le nombre des éducations pouvant servir à la reproduction dans toutes les contrées séricicoles.