‹ Études sur la maladie des vers à soieChapitre 3 sur 97 · XII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XII PRÉFACE

Sciences, au mois de septembre 1865, avec toute la réserve que commandait mon inexpérience. Mes études des années subséquentes n’ont été que le développement de mes premiers aperçus. Aujourd’hui, j'ai la ferme conviction d’être arrivé à la connaissance d’un moyen pratique, propre à prévenir sûrement le mal et à empêcher son retour à lavenir. Aussi, bien que j'aie consacré près de cinq années consécutives aux pénibles recherches expérimentales qui ont altéré ma santé, je suis heureux de les avoir entreprises et qu'une parole auguste m'ait donné le courage d'y persévérer. Les résultats auxquels je suis arrivé offrent peut-être moins d'éclat que ceux que j'aurais pu attendre de recherches poursuivies dans le champ de la science pure, mais j'ai la satisfaction d’avoir servi mon pays en m'appliquaut, dans la mesure de mes forces, à trouver un remède à de grandes misères. C'est l'honneur du savant de placer les découvertes qui ne peuvent avoir à leur naissance que l'estime de ses pairs bien au-dessus de celles qui conquièrent aussitôt la faveur de la foule par Putilité d’une application immédiate; mais, en face de l’infortune, c’est également un honneur de tout sacrifier pour tenter de la secourir. Peut-être aussi aurai-je donné aux Jeunes savants le salutaire exemple des longs efforts dans un sujet difficile et imgrat.

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