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tunique interne de l’estomac renferme surtout des corpuscules isolés (rarement des amas), mais il ÿ en a en quantité considérable, plus de 500 par champ. Ces corpuscules, qui ne se touchent pas les uns les autres, sont généralement ovoïdes, brillants, mêlés avec des corpuscules à vacuoles ; mais il y en a très-peu en forme de poire et à double membrane. On n’a réussi à en voir qu'un seul. Quant aux amas, ils sont formés de corpuscules plus allongés, plus bacillaires, et par place on voit de ces corpuscules allongés si indistincets, qu'ils ont seulement le degré de visibilité des cellules. Il semble que, dans ces amas, le mode de reproduction soit plus spécialement la segmentation transversale des corpuscules, tandis que le mode de propagation par granulins qui se gonfleraient peu à peu, ou condenseraïent autour d'eux de la matière pour revêtir la forme de corpuscules ovales, permettrait aux corpuscules d’être volontiers isolés les uns des autres.
La planche ci-jointe représente, désagrégé, un dé ces amas à corpuscules se multipliant par scission. |
Cette planche a été dessinée par M. Lackerbauer en 1867, à Paris, sur une préparation que je lui avais envoyée d’Alais. Elle correspond à une Communication que j'ai faite à l’Académie, dans sa séance du 29 avril 1867 (1). Jusqu’alors il m'avait été impossible, comme pour tous mes devanciers, de distinguer nettement un mode de reproduction des corpuscules, parce que je les avais toujours observés dans des vers où la maladie était trop avancée. Dans ce cas, le nombre des corpuscules est si considérable, surtout quand on examine un ver broyé, qu’on est tenté de considérer comme des formes tout à fait exceptionnelles les corpuscules pales, en poire, à vacuoles, etc., ete. Par les observations dont je viens de rendre compte, on voit que le mode de division par scission, indiqué par le D' Lebert et constaté par moi avec plus de certitude en 1867, n’est qu’un des modes de propagation des corpuscules.
En entrant dans tous les détails qui précèdent, j'ai eu princi-
(1) Voir dans les Comptes rendus de l’Académie des Sciences, ma lettre à M. Dumas, datée d’Alais le 24 avril 18637.
P. Lacherbauer ad.nat. del, Picart s