‹ Études sur la maladie des vers à soieChapitre 62 sur 97 · LA UNS · texte numérisé non relu

LA UNS

LA PÉBRINE. 195 graines de races indigènes préparées suivant les préceptes de I. Pasteur (1).

» Je serai très-bref, sachant que M. Levi a communiqué un Rapport spécial sur les éducations dont il s’agit au célèbre professeur Cornalia, Rapport qui sera publié prochainement.

» Sur 200 onces élevées, le produit moyen pour 1 once de 2 grammes a été de 30 kilogrammes environ. Quelques colons, et ils sont en assez grand nombre, plus intelligents et plus dociles aux instructions, ont obtenu un produit de 55 Kilogrammes, et l’un d'eux est arrivé à 67 kilogrammes pour 1 once.

» Ces faits confirment toujours de plus en plus l’importance, je dirai mème la nécessité d'adopter la méthode de M. Pasteur, pour la confection de la semence, d'autant plus qu'avec cette méthode, on peut, permettez-moi l’expression, reconstruire nos anciennes races de cocons paille tant préférés et qui se vendent à un prix de 2 et 3 francs par kilogramme plus élevé que les cocons japonais.

» Test d'autant plus utile d’inculquer cette conviction dans l'esprit des éducateurs, que certainement la maladie de la pébrine a déja pénétré au Japon, contrairement aux assertions de quelques-uns de nos importateurs de cartons japonais et à la relation de nos envoyés diplomatiques (2). »

À l’appui de cette dernière opinion, M. Gaddi ajoute qu'il a examiné, en 1869, six cents cartons japonais provenant de diverses maisons accréditées et qu'il a obtenu les résultats suivants:

16 pour 100 de cartons à o d'infection; 72 » avec une infection de 1 à 6 pour 100 œufs corpusculeux ; 11 » de 7 à 12 pour 100; 1,9 pour 100 d'infection supérieure à 13 pour 100.

(1) La relation dont parle iei M. Gaddi a été insérée dans le Messager agricole du Midi, 1869, t. X, p. 53. Il en est également question dans la lettre de M. Cornalia,.t. I], p. 100.

(2) L'auteur fait allusion au Rapport de la Mission italienne reproduit t. II, P- 317.

L'auteur ajoute que, dans les années antérieures à 1869, le degré d'infection était moindre et qu'il y avait un plus grand nombre de cartons exempts de corpuscules.

M. Gaddi termine en invitant le directeur de la Revue à s’efforcer de faire abandonner aux éducateurs leur confiance excessive dans l'importation des semences étrangères qui pourront être un jour la cause d’amères désillusions.

« Combattez cette erreur, ditl, afin que nos éducateurs, mettant en pratique une saine théorie puissamment appuyée par les résultats obtenus en France par M. Pasteur et en Italie par quelques-uns de nos compatriotes, notamment par M. Bellotti, arrivent à confectionner eux-mêmes des semences saines au lieu de courir après les utopies de la régénération des vers à soïe ou des muriers. En agissant ainsi ils assureront leurs intérèts et ne provoqueront pas des expéditions en pays lointains, où tant de millions sont dépensés à l’acquisition de semences qui, souvent, ne

donnent pas un rendement rémunérateur. »

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