‹ Études sur la maladie des vers à soieChapitre 79 sur 97 · SL » I · texte numérisé non relu

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4 » (la montée est achevée) (0 2

| 2 cocons,

Pas de cocons.

5 vers perdus.

Le lot témoin a trées-bien marché.

Cinquième expérience. — Le 19 mai on forme les quatre lots suivants :

N9 4. — Vingt-cinq vers, race blanche indigène entre la troi-

sième et la quatrième mue. Lot témoin.

INDUS e Vingt-cinq des mèmes vers auxquels on donne un

repas de vibrions pris dans le canal intestinal d’un ver mort-flat.

N° 3. — Vingt-cinq des mêmes vers auxquels on donne un

repas avec vibrions de feuille de mürier en fermentation.

N° 4. — Vingt-cinq des mèmes vers auxquels on donne un repas avec poussière ancienne de magnanerie très-infectée. Voici le tableau de la mortalité des n° 2, 3 et 4.

Lot N° 2. Lot N° 3. Lot N° 4.

20 mai (sortie de la 3° mue) oo (0 4 HR » 0 0 2 22 ty » 0 (e) 1 27 y » (e) 0 I 26 » (sortie de la 4 mue) oo 0 4 29 » » (e) O0 I 30 » » 3 2 I 91 5h » 4 I I 1° juin » II 3 3 2 4h » I 4 I ou np » 0 4 I 4 » » I 3 I 3 « (la montée est achevée) 1 I 2 6 Et» » 2 5 2

Pas de cocons. 1 cocon. Pas de cocons.

Le lot témoin a très-bien marché.

Tous les vers morts renfermaient des vibrions et le ferment en chapelets de grains, excepté les quatre vers du n° 4, morts le 20 mai, qui ne contenaient pas d'organismes. Ce fait a été constaté souvent dans la première mortalité à la suite d’un repas avec poussière infectée, comme s'il y avait mortalité par une action mécanique ou par une substance toxique, après l’ingestion des poussières.

On voit que la mortalité a commencé au bout de vingt-quatre ou de quarante-huit heures pour la contagion par les poussières, et seulement au bout de onze jours pour celle des vibrions de vers ou de feuille.

Je ne prolongerai pas davantage le détail des nombreuses expériences relatives au caractère contagieux de la flacherie. On peut en résumer les résultats généraux dans les propositions suivantes :

1° La flacherie peut être communiquée aux vers, soit au moyen de vibrions ayant pris naissance dans le canal intestinal des vers, dans la feuille de mürier broyée en fermentation, dans les poussières de magnaneries infectées ; soit au moyen du ferment en chapelets de grains prélevé dans des vers ou dans des feuilles

en fermentation ; soit enfin par le contact de vers qui meurent de la flacherie. Les infusions de poussières de magnaneries infectées, et dans lesquelles se sont développés des vibrions, ont également un pouvoir contagionnant très-marqué.

29 Les vers contagionnés commencent par devenir inégaux à cause de la différence dans la quantité de nourriture qu’ils prennent, suivant le degré d'intoxication ; la mortalité arrive ensuite avec tous les caractères de celle que montre la flacherie naturelle. On observe particulièrement un développement abondant de vibrions ou le ferment en chapelets de grains, ou le mélange de ces deux organismes dans les matières du tube digestif. Quand les vers survivent, on trouve souvent dans la poche stomacale des chrysalides le ferment en chapelets de grains. Rarement on y trouve des vibrions. C’est que les vers meurent le plus souvent avant de faire leurs cocons lorsque les matières du canal intestinal ont donné lieu à des vibrions.

3° Le temps qui sépare le repas infecté du commencement de la mortalité est très-variable. T'antôt la mortalité s’accuse au bout de vingt-quatre ou de quarante-huit heures : c’est ce qui se voit pour la contagion par les poussières très-infectées, prises à l’état sec ou en infusions ; c’est ce qui se voit également, et pour tous les genres de contagion, quand on opère sur des vers après la quatrième mue. Pour les vers plus jeunes, il arrive souvent que la mortalité, pour les diverses natures de contagion, ne s’accuse qu'après un temps assez long, qui peut aller jusqu’à quinze jours et peut-être trois semaines et plus.

4° Si l’on répète, à plusieurs reprises, le repas infecté, la mortalité est plus prompte et plus intense ; c’est par cette cause qu'on peut expliquer, du moins en partie, que la mortalité par la flacherie est beaucoup plus active dans les éducations où les vers sont accumulés. Lorsque les vers sont espacés, les points de contact, entre les vers sains et les vers malades, sont moins nombreux. La souillure des feuilles par les déjections des mourants est beaucoup diminuée.

IT faut donc espacer les vers le plus possible, mais c’est surtout dans le jeune âge que cet isolement est le plus nécessaire. Le

mélange de vers sains et de vers atteints de flacherie, quand il a lieu après la quatrième mue, est pour ainsi dire sans effet sur la mortalité. Ce résultat a été établi par des expériences directes.

J'ai déjà fait observer qu'entre les corpuscules de la pébrine et ceux de la flacherie, si l'on peut s'exprimer ainsi, il y a cette grande diflérence que les germes de Ta pébrine deviennent inoffensifs dans un temps relativement très-court, tandis que ceux de la flacherie conservent leur activité pendant des années.

Il importerait donc beaucoup de pouvoir détruire les germes de la flacherie, ou tout au moins de retarder leur développement, après qu'ils se sont introduits dans le tube digestif des vers. J'ai commencé quelques expériences sur l’action du chlore.

Dans deux petits flacons contenant la mème quantité d’eau, on a placé dans l’un de la poussière chargée de kystes de vibrions, dans l’autre la même poussière en mème quantité, mais après qu'elle eut séjourné trente-six heures en présence du chlorure de chaux.

L'’essai a eu lieu le 20 mai 1869, et a commencé à 8 heures du matin.

À 10 heures, rien encore de vivant dans l’une et l’autre infusion.

À 11 heures, 14.

Anat3 0%, Id.

A12130% Id.

À 4!30", on voit un long et gros vibrion dans l'infusion de poussière qui n'a pas été soumise aux vapeurs de chlore; rien encore dans l’autre.

A 5130", il y a à peu près un vibrion par champ du microscope dans le lot non chloruré : plusieurs sont en chaines de deux ou trois articles; rien dans l’autre infusion.

A 6"30", mème état des choses pour les deux infusions.

Le lendemain matin, on voit des vibrions dans les deux flacons, et la différence qu'ils présentent, sous le rapport du nombre des vibrions, n’est pas appréciable.

Le chlore a done eu pour effet de retarder lapparition des

vibrions.

LA FLACHERTE.

sYl

Des expériences de contagion ont été faites le 29 mai avec les deux sortes de poussière; mais les résultats obtenus n'ont pas eu de signification précise, parce que le lot-type à péri de la ffacherie, à peu près dans les mêmes conditions que les deux lots contagionnés, soit avec la poussière chlorurée, soit avec celle qui ne l'avait pas été. Quoi qu'il en soit, il ne parait pas douteux que des fumigations de chlore pourraient être employées utilement contre les germes de la flacherie.

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