‹ Études sur la maladie des vers à soieChapitre 89 sur 97 · Racejaune milan. de Perpignan · texte numérisé non relu

Racejaune milan. de Perpignan

NOMBRE d'œufs

par gramme.

NOMBRE d'œufs

par once.

NOMBRE DE COCONS par kilozramme.

Education à Alais.

872 Id.

883 Id.

8/9 Id.

840 Id.

921 Id.

80/4 Id.

891 Id.

759 Id.

M. Chaptal (ville de Nîmes)...

Servas (Gard)..... A À M°*° Malinowska (ville d’ Alaïs)..

M"° de Roquefeuille....... D... à Id.

Rivière (Gard... 42 ..… + "#) Prairie d'AIS ......56.......2 566 M.de Lascours, à Lascours(Gard) Goo

M®° de Boisson, à Boisson (Gard).

M. Chaptal (ville de Nîimes)...... 636

Despeyroux (ville d’Alais), feuille taillée... =...

Id. feuille non taillée. 559 M"° Malinowska (ville d’Alais). 5gt Ardeche A. ne 594 Mile Pagès (Alais) ......... is 567

Jean (Pont-Gisquet, près d'Alais). 577

NOMBRE DE KILOGRAMMES par once si chaque œuf avait pu donner un cocon.

La graine était la [ 61,4 même pour les ? 62,8 trois éducations, | 535,3

{ Chapal 2/42 HS 12 57,2 N° 8 | SAT ne Ne 58,4 MaMalinowskA 63,3

me :

N° 10 M"° de Roquefeuille ........ . 49,4 EL OS RSS . 48,0 ST PF PATIO 60,7 M708 Lasconrs es "2e 58,6 ° 81 54,8 | Me Bofsson 55/9 69,7 Chapial 2 : 000.2 Despeyroux, feuille taillée . 61,0 Id. feuille non taillée. 63,9 Me "Malone ee 1. 60,4 N'SU RATER... : 5 5 M. MON Pac ee . 62,3 OR Dress 67,0

APPENDICE. o11

Les éducations de ee tableau ont été faites en 1867 pour les races japonaises, en 1869 pour Îles races indigènes {r).

Supposons une mortalité de 50 pour 100 dans les éducations des graines du tableau précédent. Les nombres de Ta cinquième colonne seront réduits de moitié : ainsi diminués, ils oscilleront encore entre 25 et 34 kilogrammes, de telle sorte qu'une perte supérieure à 50 pour 100 peut correspondre à des récoltes dépassant beaucoup le rendement moyen des époques de prospérité. Les chambrées Les plus régulières et les mieux conduites offrent

donc à l’ordinaire une mortalité considérable, et, s'il était pos-

(1) Les nombres de ce tableau donnent lieu à diverses remarques intéressantes :

19 Une même graine avec un même mode d'éducation ordinaire chez divers éducateurs d’un même département, fournit des cocons, dont les nombres par kilogramme varient sensiblement. Ainsi, tandis que la graine Raybaud-Lange, n° 8, a fourni chez M. Chaptal, dans une éducation faite à Nimes, 586 cocons au kilogramme, léducation de MM€ Malinowska, à Alais, en a donné 530; ces nombres conduisent à des rendements théoriques de 57 et 63 kilogrammes, à l’once de 25 grammes. — Résultat du même ordre pour ces deux éducateurs relativement au n° 41 (même race).

Dans la même commune, chez M. de Boisson, à Rivière, le n° 31 (même race) a donné à un fermier 642 cocons au kilogramme, et à un autre 505, d’où résultent des rendements théoriques correspondant à 54k8,8 et Goks,3.

29 Chez M. Despeyroux, deux éducations d’une mème graine, l’une avec feuilles taillées, l’autre avec feuilles non taillées, dans le même local, ont conduit également à des nombres différents de cocons au kilogramme. Ces faits prouvent que la qualité et l’état de la nourriture, et les pratiques de l’éducation peuvent influer notablement sur les rendements en soie.

Nous voyons même chez M. de Roquefeuille une graine de Ia mème race jaune, dont nous parlons, conduire à un rendement théorique de 48 et 49 kilogrammes seulement, beaucoup moindre que celui des graines japonaises de 1867.

Enfin, il résulte des nombres de notre tableau, qu’en 1869 le rendement théorique des graines, race jaune de pays, n’a pas été plus élevé que celui des graines japonaises vertes en 1867. Cela tient à ce que, en 1860, de la quatrième mue à la montée, la saison a été extrèmement pluvieuse et que, par suite, les vers ont eu beaucoup moins à manger. La feuille étant souvent mouillée, on a été obligé de supprimer des repas, etc., ce qui n’avait pas eu lieu en 1867. Dans les années communes, les rendements théoriques de la race Raybaud-Lange varient de 6o à 80 kilogrammes.

L'influence de la nourriture plus ou moins abondante sur la grosseur des vers et, par suite, des cocons, est telle qu’en 1869, chez deux éducateurs différents, dont l’un donnait beaucoup à manger au dernier âge, et l’autre peu, les vers d’une même graine à la montée pesaient, chez le premier, 3 grammes à 7 grammes et demi et chez l’autre 5 grammes à 5 grammes et demi.

sible d'éviter les pertes énormes dont nous parlons où même de les restreindre, la récolte de la soie pourrait être notablement accrue.

Je suis persuadé que ce but sera atteint quand on suivra fidèlement les indications et les procédés pratiques exposés dans cet Ouvrage. La mortalité de 5o et 60 pour 100 et davantage, dont nous venons de parler, n'a rien de nécessaire. Les pertes inévitables des éducations sont toutes celles qu'amènent les maladies héréditaires , les œufs non fécondés, les vers avortons qu'on rencontre toujours, en plus où moins grand nombre, dans les diverses pontes composant un lot de graines.

Il est facile de se convaincre que, de cet ensemble de causes d'amoindrissement des récoltes, la plus grave est celle qui procède des maladies héréditaires et contagieuses, notamment de la pébrine et de la flacherie. Car, si l’on élève isolément des pontes exemptes du caractère héréditaire de ces deux maladies, le nombre des cocons, pour 100 vers comptés à l’éclosion, peut atteindre 90, 9 et plus, tandis que, dans les mêmes conditions, les pontes issues de parents placés sous l'influence de ces deux affections donnent un nombre de cocons beaucoup moindre et souvent mème tout à fait nul.

En résumé, si les éducations offraient à l'ordinaire au temps de la prospérité une mortalité habituelle de plus de 50 pour 100, il ne faut en rien accuser la nature des choses et considérer des pertes aussi étendues comme nécessaires et obligées.

Le jour où, dans la confection de la graine, on s’attachera à éloigner la pébrine et la flacherie, et que les éducateurs comprendront mieux les soins intelligents que réclame l'élève des vers à soie, le rendement moyen des chambrées sera plus que doublé.

Aussi j'ai le ferme espoir que le fléau dont la sériciculture souffre depuis vingt ans deviendra pour elle l’occasion d'une propérité quelle n'a pas connue, même dans ses plus beaux jours.

On a une preuve directe de ce que j'avance dans le succès ex-

traordinaire des graines faites d'après mes indications, lorsqu'au-

cune circonstance accidentelle ne vient contrarier le succès de leurs éducations.

Dans les années 1868 et 1869, plus de 400 chambrées de +, 1 et > onces, élevées dans les montagnes des Hautes et Basses-Alpes, sous la direction habile de M. Raybaud-Lange, ont donné un ren-

PE \ Ja . La E dement moyen de 45 à 5o kilogrammes par once de 25 grammes (1).

(1) Fotr sur ce point les Documents authentiques de la deuxième Partie du t. IH.

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