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l’achèvement des éducations. Cet usage antique et respecté n’est
plus aujourd’hui qu'un souvenir.
On ignore à Paris et dans une grande partie de la France la détresse des contrées séricicoles. Les personnes, mème les plus éclairées, ont à peine entendu parler de la terrible épizootie. Lorsqu’en 1867, après dix-huit années de souffrances, un député du Gard demanda à interpeller le Gouvernément sur les mesures qu'il avait prises pour essayer de combattre le mal, une partie de la Chambre connaissait si imparfaitement la situation, qu’elle accueillit presque avec des sourires les observations qui lui furent présentées, et les doléances de lhonorable député ne provoquèrent que des marques d’incrédulité quand il évalua à plus de deux milliards les pertes que le fléau avait déjà fait subir à notre seul
pays (1). Telle était pourtant la vérité. L’universelle ignorance de
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ces faits, en dehors des contrées que l’épizootie a ruinées, s’explique peut-être par cette circonstance bien digne de pitié, que les populations de ces contrées n’ont cessé de montrer dans leur malheur cette résignation héroïque que doivent inspirer les calamités dont les causes paraissent échapper à toute prévoyance humaine. Sur quarante départements environ qui cultivent le mürier, il en est plusieurs dont cette culture compose toute la richesse. Leurs habitants, sans jamais se lasser, renouvellent chaque année leurs efforts et leurs dépenses, et chaque année ajoute à leurs misères une misère nouvelle. Tant de persévérance à lutter contre l’infortune, sans faire entendre de récriminations injustes ou de plaintes hostiles, peut passer à juste titre comme la preuve d’un progrès dans l'instruction et le bon sens des habitants des campagnes, et peut-être aussi d’un hommage rendu à la vigilante sollicitude que le chef de l’État ne cesse de témoigner aux intérêts et aux souffrances du peuple.