LEE À NES
et D, un peu plus près de C; à partir de D; tout le spectre est sombre; mais par la dilution on voit apparaître une bande très peu foncée entre D et E, tout près de D ; puis un peu avant E, l'intensité lumineuse commence de nouveau à décroître et atteint avant F un minimum limitant une large bande très foncée qui se détache assez bien sur le fond sombre du spectre; vers la raie F, enfin, on observe une faible éclaircie bleue, les radiations indigo et violettes étant totalement absorbées. » Si à ce spectre vient se superposer celui de l’oxyhémoglobine, on aura le spectre à quatre bandes que présentent les mélanges de méthémoglobine et d’oxyhémoglobine ; car la première bande de l’oxyhémoglobine viendra recouvrir la deuxième de la méthémoglobine ; mais si l’on prépare la méthémoglobine en oxydant de l’hémoglobine réduite, on ne verra jamais, pendant la transformation, que le spectre à trois bandes, les deux bandes de l’oxyhémoglobine ne pourront s’observer à aucun moment. — Il faut remarquer toutefois qu'il est d'abord bien difficile d'obtenir de la méthémoglobine en oxydant de l’hémoglobine réduite, sans produire simultanément de l’oxyhémoglobine, et que, en outre, le spectre décrit par Henninger n’a jamais été observé que par lui.
Sorby attribue quatre bandes au spectre de la méthémoglobine acide, et fait remarquer à ce propos que la position de la bande, dans le rouge, de l’hématine acide peut varier d’une étendue notable avec le degré d’acidité et que, par suite, la position de la bande, dans le rouge, de la méthémoglobine ne peut suffire pour caractériser cette substance. Marchand a, lui aussi, observé ce déplacement de la bande de l’hématine acide suivant l'acide employé. C’est ainsi qu'il donne les positions suivantes :
Hématine acétique . . . . . . . . 83-90 Hématine chlorhydrique . . . . . 81-88