NU EUR
parfaitement inutile de la désigner, dorénavant, sous le nom d'hoppéine. La méthémoglobine est donc un composé défini qui, à cause de sa transformation facile en hémoglobine par les agents de réduction, a été généralement considéré comme se rapprochant fort par sa constitution de l’hémoglobine ellemême ; mais le désaccord entre les auteurs a commencé lorsqu'il s’est agi de préciser davantage la nature de ce composé. Plusieurs hypothèses ont alors été émises.
Pour les uns, et particulièrement pour Hoppe-Seyler, la méthémoglobine est un composé oxygéné de l’hémoglobine, mais moins oxygéné cependant que l’oxyhémoglobine; seulement, dans la méthémoglobine, la molécule d'oxygène entrerait en combinaison plus stable que dans l’oxyhémoglobine. Pour d’autres, et parmi eux nous citerons d’abord Sorby et Jæderholm, la méthémoglobine ne serait qu'un peroxyde d’hémoglobine, c’est-à-dire un produit d’oxydation plus élevé que l’oxyhémoglobine. Pour d’autres, enfin, la méthémoglobine renfermerait la même quantité d'oxygène que l’oxyhémoglobine ; et les deux substances ne différeraient que par le mode de groupement de leurs molécules. Telle est l’opinion de Otto, Hüfner, Richard Külz. Tous les auteurs sont unanimes pour admettre que l’oxygène forme avec l’hémoglobine une combinaison bien plus stable dans la méthémoglobine que dans loxyhémoglobine. Certains, et parmi eux Henninger, pensent que le fer, qui serait à l’état de minimum dans la molécule de l’oxyhémoglobine, serait au contraire à l’état de maximum dans celle de la méthémoglobine.
Je vais examiner maintenant ces différentes manières de voir, ainsi que la valeur des expériences sur lesquelles s'appuie chacune d'elles :
4° La méthémoglobine est un produit d'oxydation de l’hémoglobine moins élevé que l’oxyhémoglobine (Hoppe-Seyler, Marchand, Weyl, Anrep, Henninger, etc.). -