‹ Études Sur La MéthémoglobineChapitre 6 sur 33 · EU QUE · texte numérisé non relu

EU QUE

dans une solution ; il extrait ensuite de cette solution, À l’aide de la pompe à mercure, une quantité d'oxygène qu'il recueille et mesure. La solution ne contient plus alors que de l’hémoglobine et de la méthémoglobine; il l’agite au contact de l'air, l’'hémoglobine se transforme en oxyhémoglobine ; il détermine, à l’aide du spectrophotomètre, la quantité d’oxyhémoglobine et de méthémoglobine qui existent dans la solution ; cette quantité est trouvée sensiblement égale à la quantité primitive d'oxyhémoglobine employée. De plus, si l’on calcule la quantité d'oxygène que doit contenir la proportion d’oxyhémoglobine qui restait dans la solution à l’état d’hémoglobine réduite après l’action de la pompe, on trouve cette quantité très sensiblement égale à celle qui a été extraite et mesurée ; il est, par suite, évident que l’oxyhémoglobine qui est passée à l’état de méthémoglobine n’a point emprunté d'oxygène à celle qui s’est réduite en hémoglobine. La méthémoglobine contient donc autant d'oxygène que l’oxyhémoglobine.

Enfin Otto a trouvé dans la série de ses expériences que certains agents réducteurs, poussière de zinc, amalgame de sodium, décolorent la méthémoglobine et donnent naissance à des substances incolores, cristallisant bien. Il démontre en outre, par des dosages spectrophotométriques, un fait déjà admis, mais ne reposant sur aucune expérience, que la méthémoglobine se transforme, en tube scellé, sous l'influence de la putréfaction, en une quantité d’hémoglobine précisément égale à celle de la méthémoglobine employée.

Hüfner et Richard Külz apportèrent bientôt une nouvelle preuve à l’appui de la dernière conception sur la constitution de l’hémoglobine.

Si l’on agite avec du bioxyde d'azote en excès une solution de méthémoglobine préalablement additionnée d'environ 1 °/, d’urée, il se forme de l’hémoglobine bioxyazotée dont le spectre est caractérisé par deux bandes d'absorption dans le

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