OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES
tëâ drainées; qui ont servi à calculer la mortalité des: forçats" considérés en général, et én ne t'ena nt' eompte que de Fagë qu’ils avaient au moment de leur condamnation et de la durée de la peine qu’ils ont subie, ont été fournies par 11,476 forçats condamnés à toutes peines, entrés de 1822 à i83i,-d’une part, et par 2,606 condamnés à'onze ans au plus de travaux forcés, entrés durant la période de i 832 à 1837, ce qui fait un total de 14,082 forçats (1). '
Quant aux études faites sur la nature du crime, la profession, etc-, elles ont été appuyées sur les documents fournis pendant la période de 1822 à 1826 et pendant celle de i 832 à 1837, par 8,712 condamnés.
Les documents qui m’ont servi pour les études sur la mortalité dans les maisons centrales se rapportent aux mêmes périodes de temps que ceux qui ont été recueillis sur les forçats, c’est-à-dire de 1822 à x83i et de i 832 à 1837; ils comprennent les observations faites sur 80,428 hommes et sur 23,609 femmes.
Quant à l’appréciation de l’influence exercée sur les décès par la nature du crime, la profession antérieure, etc., elle ne repose que sur les faits fournis en ce qui concerne les détenus des deux sexes entrés de i 832 à 1837, et dont la durée de la peine n’a pas excédé cinq ans ; leur nombre est de 2S,ïo3 hommes et de 7,3g5 femmes.
Ainsi r c’est sur un nombre total de 118,119 individus, hommes ou femmes , forçats ou condamnés des maisons centrales de force et de correction, qu’a été établi le travail suivant.
A la fin de ISS, ces Individus étaient tous libérés dn bagne, on j étaient morts.
L’étendue de ces recherches, le soin arec lequel elles ont été faites, doivent inspirer toute confiance dans les résultats énoncés.
Ce travail a été divisé en trois parties.
Dans la première partie, je me suis occupé de la mortalité des forçats dans les bagnes, en tenant compte de l’âge du condamné au moment du jugement, de la durée de la captivité, de l’état de récidive ou de non-récidive, de la nature des crimes commis, de la profession exercée antérieurement à la condamnation, enfin de la nationalité.
Dans la seconde partie, j’ai étudié là mortalité des détenus des maisons centrales de force et de correction, en tenant compte des mêmes circonstances et pour chaque sexe séparément.
Dans la, troisième partie, j’ai eomparé les résultats présentés par les diverses catégories de condamnés, avec les résultats analogues fournis par la population libre.
Ptmiitt Partit.