‹ Études sur la musique ecclésiastique grecqueChapitre 11 sur 32 · HYMNE DU GRAND DIMANCHE · texte numérisé non relu

HYMNE DU GRAND DIMANCHE

Quel Dieu est grand comme le nôtre ? Tu es le seul Dieu qui fasse des choses merveilleuses.

Mélodies du troisième mode plagal [avec si j)our base) .

Moderato.

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Premier-grave ( Variété du troisième plagal).

Vivace.

A(5 - Ça (ïoi Tw 8eC - Çav - ti tô cpo); , 8(5 - Ça

(i) Les ex. i, 2 et 3 ont été écrits par nous à Khalki, sous la dictée de M. Tantalidis. première de ces deux hymnes doit se chanter au lever du soleil.

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Vivace.

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TRADUCTION DU GREC

Gtotre à toi qui as montré la lumière! Gloire à Dieu au plus haut des deux, paix sur la tetre et bonne volonté aux hommes !

Mêmes paroles.

Tu es béni, Seigneur, enseigne-moi tes volontés.

Observations sur le troisième plagal, avec si pour base

{mode grave).

Tout d'abord, nous ne saurions admettre avec les Byzantins que le mode grave, ayant si pour base, puisse avoir pour ison la même note si. Nous invoquerons ici l'autorité de M. Gevaertqui, dans sa Théorie de la musique de l'antiquité, considère lu mode mixolydien (qui n'est autre

que le mode grave) comme une des frois variétés du groupe phrygien, dont voici les gammes :

" " o O n .. ^ ^ IB - " " I. o

Gamme phrygienne. Gamme hypophrygienne.

Gamme mixolydienne.

La première finit sur le cinquième deg^ré ré, la seconde sur la fondamentale sol, la troisième sur la médiante si.

Ces trois grammes ont une fondamentale commune qui est sol. C'est cette note qui doit servir diison au mode grave.

Comment serait-il possible d'accepter la note si pour remplir ce rôle, quand la mélodie débute par un si hémol, comme dans l'exemple 2? La fonction du si bémol est là de faire disparaître l'intervalle de triton qui naîtrait sans lui, au début de la mélodie; il n'a rien de choquant, si la fondamentale harmonique est sol; il est intolérable, si l'on fait entendre en même temps un si naturel.

Cette considération nous fait mieux comprendre l'alliance du pre^ mier mode et du mode grave dans le premier-grave. Les cadences intérieures sur le ré deviennent toutes naturelles, si l'on rangée le mode grave dans le g^roupe des harmonies phrygiennes. Rien de plus log^ique qu'une mélodie qui, ayant pour fondamentale harmonique sol et pour finale la médiante si y fait des cadences intérieures sur la dominante ré.

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