‹ Études sur la musique ecclésiastique grecqueChapitre 24 sur 32 · DE LA SYMPHONIE · texte numérisé non relu

DE LA SYMPHONIE

On dit qu'il y a symphonie, toutes les fois que deux sons, diflerdnt en acuité, s'unissent, quand on les émet en même temps. Il faut, qu'en frappant notre oreille, ces deux sons se disting*uent l'un de l'autre et pourtant qu'en résonnant simultanément, ils nous procurent une sensation acceptable et ag*réable à la fois.

Dans l'émission simultanée de deux sons, il faut disting*uer quatre cas :

Vhomophonie (to oaoçwvov), la symphonie (to (7U(jL<pwvov), la diaphonie (to Siàçwvov), la par aphonie (to xapàçcovov).

Vhomophonie consiste dans l'émission simultanée de deux sons qui ne diflerent ni en acuité ni en g*ravité (c'est Vunisson).

Il y a symphonie, lorsque deux sons, diff*érant en acuité , s'unissent.

si on les émet en même temps. Les intervalles de quarte, de quinte, à^ octave et les intervalles composés de quarte et d'octave, de quinte et d'octave, sont appelés intervalles symphones. — Vunisson, nous l'avons vu, ne saurait produire une symphonie.

On appelle diaphanes deux sons qui ne se fondent pas entre eux, quand on les émet. Ex. : tcx êou [ré mi).

On appelle paraphones deux sons qui tiennent le milieu entre le symphone et le diaphone, et qui, lorsqu'ils sont émis ensemble, paraissent symphones. Ex. : w) pou [ut mi).

On reconnaît aujourd'hui quatre espèces de symphonies (1) :

La tierce : pou ^i (mi sot) représentée par. . . 20 divisions (2).

La quarte : vy) ya {ut fa) 28 —

La quinte : vy) âi [ut sol) 40 —

Voctave : -rn vt) (ut ut) 68 —

DU TTOiov EN MUSIQUE.

Le Tcoffov, c'est la mesure des intervalles.

Le TToiov, c'est à la fois la mesure du temps et la manière d'émettre le son.

Par la mesure du temps, on sait ce qui doit être lent ou rapide; par l'émission du son, ce qui doit être fort ou faible, ég*al ou inég^al, doux ou rude, etc.

Le mouvement sert à mesurer le temps. Donc, pendant qu'on chante la mélodie, il faut ou mouvoir le pied, ou porter la main en haut et en bas, en frappant sur le g*enou.

L'intervalle d'un battement à un autre représente un temps.

Chaque caractère n'exprimant qu'un son, vaut un temps. — L'Ayporrhoé, qui exprime deux sons, vaut deux temps; car chacun des deux sons exprimés vaut un temps.

(i) Il paraît que les maîtres byzantins confondent, dans la pratique, leparaphone et le symphone.

(2) Les musici ns orientaux représentent Toctave par une longueur divisée en 68 parties égales.

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