CHAPITRE XXXI
nous unissons amicalement avec le monde, de
quelque manière que ce soit , nous nous créons
clés guerres pour nous défaire du monde, sans
xnême avoir l'avantage d'acquérir, dans ce genre de
guerre, du territoire spirituel. Il faut que Dieu
sse changer totalement nos relations avec les^
ens du monde. Si nous ne nous étions pas liés
vec eux, nous n'aurions pas eu cette peine; mais,
uisqu'en amis ils nous trompent , il faut que
^^ous devenions ennemis. Sans cela nous n'au-
^^ions pas eu de relations quelconques avec eux,
jDosition normale et paisible. Que de fois il nous
Taut agir comme en ennemi avec le monde, parce
^ue nous avons voulu avoir affaire avec eux en
^mis, et qu'ils étaient en séduction pour nos âmes!
Toutefois, Dieu donne une victoire complète aus-
sitôt que nous les traitons en ennemis; Jluilement
a faut la destruction totale et entière de. tout ce
qui séduisait: riBn ne doit être épargné, point de
concession .
L'Éternel arrange aussi la joie qui résulte des guerres de son peuple avec ses ennemis. Il choisit ceux qu'il veut pour faire la guerre et les honore; mais aussi veut-Il honorer à leur place ceux qu'il a laissés au camp selon sa volonté suprême, et qui ont été fidèles à la tâche, moins pénible peut-être, qu'il leur a confiée et qui l'ont remplie toutefois selon sa volonté. Dieu lui-même aussi y est reconnu dans les Lévites et les Sacn^ç,^\w(x% . \^^^
autre chose s'y rattache : s'il y a des guerres par notre faute hors de Canaan , il y a aussi des guerr» que le peuple de Dieu a faites par nécessité! ceux qui s'opposaient à sa marche à travers It désert, par lesquelles il s'est acquis un bon paysj et jusqu'à un certain point du repos, en deçàdi Jourdain , de ce fleuve de la mort qui sert de frontières au vrai territoire de la promesse. AyanI des possessions ici-bas, auxquelles le cœur se rattache, ce cœur se rattache aussi aux bénédiction» qui sont en deçà du Jourdain, à ce que le peopfe de Dieu s'est acquis de repos hors de Canaan. « Ne nous fais point, disent-ils, passer ce Jou^ . dain. » Moïse sentait la portée de ce souhait. S lui ne pouvait pas y entrer, selon le gouvernemert. de Dieu, son cœur y était cependant. 11 rappelle le mépr^ du pays désirable à Kadés Barné, et il blâme fortement Ruben et Gad. Toutefois, les tribos s'engageant à aller tout de même en avant jusqu'à ce que le pays soit conquis, il accède à leur requête et les établit dans le pays avec la demitribu de Manassé. Néanmoins rhi3toire du Livrô saint nous fait voir que ces tribus étaient les pre mières à souffrir et à tomber entre les mains deS Gentils. Ne savez-vous pas, dit déjà Achab, qu0 Ramotz de Galaad est à nous et que les SyriemJ la possèdent? Heureux ceux qui attendent le^ bénédictions de Dieii avec patience, jusqu'à .<» qu'ils aient passé le Jourdain, et qui, en atten-