CHAPITRE XXXIY
tnt^prennent la patience pouu leur portion plutôt le les bénédictions qui sont en deçà, lors même ae c'est la providence de Dieu qui les donne ! llles sont moins assurées. Il n'y a pas de fronlères pareilles au Jourdain que Dieu ait posées wur telles dans ses conseils de grâce.
Si Dieu compte son peuple nom par nom , Il fait roir en même temps son gouvernement et sa fidélité ; car , tout en le gardant , il n'en restait pas un du premier dénombrement 5 sauf Calebet Josué. Aussi se souvient-U de toute leur longue marche dans le désert ; chaque traite est devant ses yeux et dans sa mémoire ; et maintenant II pose en principe la possession du pays par le peuple, et la destruction totale des habitants , qui devaient être eatièrement chassés et ne point demeurer au milieu d'Israël; sans quoi ceux qui resteraient seraient un tourment pdur le peuple, et Dieu aussi ferait à Israël comme II avait fait à ces nations. Dangereuse charité que celle qui épargne les ennemis de Dieu, ou plutôt qui s'épargne par incrédulité dans ses combats avec eux, et qui bientôt ^t entraînée à former avec eux des liaisons qui mènent le jugement que ces ennemis ont hérité ^t aussi eux-mêmes mérité.
Enfin , Dieu prend soin de son peuple à tous ^^rds; Il pose les limites du pays dont ils devaient jouir ; Il arrange la prise en possession , *a part de ses serviteurs les Lévites qui ne de-
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valent pas avoir d'Jiéritage. Six de leurs villes devaient être des asiles pour les meurtriers involontaires, type précieux pour Israël lui-même, qui, dans son ignorance, a tué le Christ. Dieu le juge dans ce sens innocent, coupable du sang qu'il ne saurait porter; mais coupable dans son ignorance comme Saul lui-même, figure frappante, comme avorton, de cette même position. Un tel meurtrier pourtant reste hors de sa possession, tout le. temps que vit le sacrificateur de ces jours. C'est ce qui arrivera à Israël. Aussi longtemps que Christ garde sa sacrificature actuelle en haut , Israël reste hors de sa possession, mais sous la sauve-garde de Dieu. Les serviteurs de Dieu , au moins, qui n'ont point d'héritage ici-bas, lui servent de refuge, et comprennent sa position et l'accueillent comme étant sous la garde de Dieu. Lorsque cette sacrificature en haut , telle qu'elle .est, sera terminée, Israël rentrera dans sa possession. S'il le faisait avant, ce serait passer pardessus le sang de Christ et la terre en serait souillée. Or, la position actuelle de Christ est* toujours un témoignage de son rejet et de sa mort au milieu du peuple. Aussi Dieu garde-t-il l'héritage tel qu'il l'a ordonné (XXXVI). Tout ceci donc présente, non le trajet même du désert, mais les rapports entre cette position-là et la possession des promesses et du repos qui vient à la suite. Ce sont les plaines de Moab, où Moïse a rendu témoignage,