‹ Études sur la paroleChapitre 103 sur 126 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

se Voit au chap. XXX (et d'une manière encore pliis remarquable au XXXII), en parlant de la justice par la foi. Car la discussion de la justice par la loi était terminée au chap. XXIX , et le chap. XXX suppose le peuple dans une position OU 1 accomplissement de la justice par la loi était 'rnpossible et où il ne s'agissait que de Tesprit et du but de la loi dans les conseils de Dieu. Or, c^était Christ qui en était le but , et c'est à quoi l'Apôtre applique le passage. (Rom. X.) Il est i ntéressant aussi de voir que le Seigneur cite toujours le Deutéronome, en répondant à Satan. Il se l:>lace sur le vrai terrain où était Israël, pour posséder et garder le pays. N'étant pas seulement l*homme fidèle, mais le Juif, vrai Fils appelé ^l'Egypte , mis à l'épreuve , quant à sa fidélité, <3ans le& conditions où le Deutéronome avait placé le peuple.

Examinons d'un peu plus près les premiers

chapitres, qui montrent la peine que l'Esprit s'est

cïonnée pour mettre devant les yeux du peuple

tous les motifs qui pouvaient l'engager à marcher

fidèlement dans la carrière qui lui était maintenant

ouverte.

Le Livre commence par le récit de ce qui s'était

Plissé depuis le séjour des enfants d'Israël à Sinaï,

^^ Moïse leur rappelle le commandement qui leur

^^ait été donné de quitter ce lieu. et de se rendre

^ Xa montagne des Amorrhéens , d'entrei: ^V ^^

posséder le pays* . Us y arrivent et, découragés par les espions, ne veulent pas monter; puis, essayant de le faire sans Dieu, ils sont battus. Passant à côté d'Ésaii et de Moab, Dieu leur donne le pays de Sihon et de Hog. En un mot. Moïse leur raconte, en général, ce qui est arrivé à Fégard .de leur entrée dans le pays dont ils doivent prendre possession , la patience et la bonté de Dieu. En leur rappelant Horeb, il insiste (chap. IV) sur le privilège dont ils avaient joui dans la proximité de Dieu, qui leur avait parlé Lui-même du milieu du feu , lorsqu'ils ne voyaient aucune ressemblance ; sur Tautorité de sa parole, et. sur sa majesté, excluant ainsi toute pensée d'idolâtrie. Il leur fait voir que tous les hommes faits avaient péri à la suite de leur incrédulité ; que lui-même ne pourrait entrer dans le pays désirable; que Dieu est un Dieu jaloux , un feu consumant , et que, s'ils faisaient quelque image taillée, ils périraient de dessus la terre où ils allaient entrer, et seraient dispersés parmi les nations, asservis aux dieux qu'ils auraient aimés; toutefois qu'ils trouveraient Dieu s'ils le cherchaient de tout leur cœur, car c'était un Dieu miséricordieux qui ne les abandonnerait pas; que si Sinaï avait été l'éclat de sa majesté, aussi était-il vrai que jamais

^ n est intéressant de rapprocher les versets 2 et 3. Il y a onze Journées de chemin. Israël y a mis quarante ans. Hélas! que de fois e'est notice cas par boU^ \iM^\\\.^\ *

Page 1