‹ Études sur la paroleChapitre 106 sur 126 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

Pâque , la Pentecôte et les Tabernacles. L'esprit de chacune de ces fêtes suggère quelques remarques. La Pâque rappelait la délivrance, mais la délivrance de Tesclavage en Egypte, soit du péché ou de Satan. Le pain sans levain est ici le pain d'affliction ; la connaissance de Christ, ou l'application de Christ au cœur, tout en étant accompagnée de la délivrance et du salut , lorsqu'elle a la forme de la repentance (et c'est ce qui est le cas, lorsqu'il s'agit de se rappeler sa délivrance), a toujours quelque chose d'amer. Il n'est pas question ici de joie. On est sorti à la hâte, par le bras puissant de Dieu , et si l'on est heureux , c'est seulement d'échapper en sentant que c'est par la puissance de Dieu seule, et on "est sensible à son état qui avait donné lieu à tout cela. On mangeait la Tâque le soir, et le matin chacun s'en retournait dans sa tente. On rentrait chez soi avec le sentiment de la bonté de Dieu , avec le sentiment que c'était une délivrance du mal sous lequel on était par sa faute et pour sa ruine . La sainteté se présente sous la forme de la repentance et de la délivrance du mal, de la conscience et du jugement du péché : elle est obligatoire ; on n'ose plus rester dans le mal; on était retranché si le levain se trouvait dans la maison , bien que cette sainteté en elle-même soit la joie des rachetés. Aussi, on était tenu de célébrer la fête là où Dieu mettrait son nom. Dieu rassemblait le i^ewçV^ ^\Aa>5x

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de sa demeure, et le rattachait à son nom et à

lui-même. Leur nationalité et tous leurs souve-

. nirs se liaient avec le culte de rÉternel. C'était

encore une sauvegarde contre l'idolâtrie. (Vers.

Sept semaines écoulées, le .peuple devait se réunir de nouveau autour de rÉternel. On comptait sept semaines depuis le jour qu'on mettait la faucille au blé, depuis le jour qu'on commençait à récolter les fruits de la terre de promesse. On attendait le temps^ parfait de l'œuvre de Dieu. Ce qui, premièrement, caractérisait cette fête, c'était que chacun offrait, une offrande de franche volonté, selon la bénédiction dont l'Éternel son Dieu l'avait béni C'est le Saint-Esprit et la bénédiction qui en découle, que ce type nous présente. Ce n'est pas seulement le rachat , mais la puissance des bénédictions qui en sont le résultat, toutefois pas en plein : c'étaient seulement des prémices offertes à Dieu. C'est l'effet de la puissance du Saint-Esprit, que de présenter ces prémices à Dieu , savoir : Israël historiquement au commencement (sur le principe du rachat et de la nouvelle aUiance); mais, en effet, l'Église ellemême devient les prémices de la création de Dieu.

Mais l'effet produit par le Saint-Esprit , l'effet de sa présence en général , est ce qui caractérise cette fête. Il ne s'agissait pas d'offrande volontaire lors de la fête de Pâqu6 ; on mangent à la

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