CHAPITRE XVI S
hâte, et ToD s-en retournait. Mais le Saint-Esprit a donné la bonne volonté au cœur renouvelé , et selon la jouissance des fruits de la promesse , selon la mesure de la bénédiction de l'Esprit de Dieu , on peut et on veut rendre à Dieu les prémices du cœur, de tout ce qu'il nous a donné. Aussi , et c'est ce qui accompagne toujours cette franche volonté , fruit du Saint-Esprit , on devait se réjouir, se réjouir dans la présence de l'Éternel son Dieu. Les fruits de la grâce, les fruits de l'Esprit se manifestent en joie et en grâce. La bénédiction se manifeste dans l'esprit de bénédiction , dans la joie et la bonne volonté de la grâce; Heureux et précieux effets ; la joie et le désir de la joie d'autrui découlent toujours de la grâce connue selon la puissance de l'Esprit de Dieu. Ainsi devaient se réjouir Tadorateur, son fils, sa fille, son serviteur et sa servante, le Lévite dans^ ses portes , l'étranger, l'orphelin , la veuve, là où l'Éternel avait placé son nom. Il s'entourait de la joie, fruit de la grâce et de sa bénédiction. Le souvenir d'avoir été serviteur lui-même , devait toucher le cœur et influer sur la conduite d'Israël, et, en comprenant la grâce qui Favait délivré lorsqu'il était tel , le faire agir en grâce envers ceux qui lui étaient esclaves. En même temps^ il est averti d'observer les statuts de l'Éternel . Car la présence du Saint-Esprit , tout en donnant de la joie , nous porte à la vigilaucA ^V '^\vJûfe\Si-
sance. Nous jouissons des arrhes et des prémices devant Dieu , mais encore ici-bas , où celle vigilance et cette retenue sont nécessaires.
Lorsque la récolte , la moisson et la vendange étaient terminées ( c'est-à-dire, lorsque Dieu aura ramassé les siens , les ayant cachés dans son grenier, et foulé au pressoir ses ennemis), alors venait la fête des Tabernacles , fête dont il est sûr que nous n'avons pas Tantitype. La Pàque et la Pentecôte , bien que tous leurs effets ne soient pas encore accomplis, ont eu leur accomplissement, quant à Tévénement qui y est signalé. Mais les Tabernacles n'ont point eu encore d'accomplissement. Ils l'auront lorsqu'Israël , rétabli dans sa terre après la fin de cette économie , jouira pleinement de l'effet de la promesse de Dieu. La joie, par conséquent, est tout d'abord mise en avant, tandis que l'offrande de franche volonté se trouvait la première chose en ce qui préfigurait la présence du Saint-Esprit sur la terre. Tous les sept jours de suite, ils devaient observer la fête. C'est la joie continuelle et complète , non selon la mesure de la bénédiction, mais parce que Dieu les avait bénis dans tous les travaux de leurs mains. C'est pourquoi certainement ils devaient se réjouir. L'esprit de ce jour nous appartient , quoique l'accomplissement n'ait pas encore eu lieu. Il y a une joie qui se manifeste en nous , qui se rapporte à h mesure de l'effet actuel de la présence du Saint-