‹ Études sur la paroleChapitre 109 sur 126 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

Dieu. Les sacrificateurs décidaient les questions qui surgissaient. Un juge était suscité dans des cas exceptionnels.

Les sacrificateurs ici sont introduits en rapport avec ce qui était nécessaire pour la jouissance de la terre, non comme moyen de s'approcher de Dieu. Aussi ils étaient là pour accomplir leur ministère devant Dieu , et une telle portion leur appartenait.

Le roi n'était supposé que dans le cas où le peuple le demanderait pour être semblable aux nations, et dans ce cas il devait rester, autant que possible, simple au milieu d'Israël, afin que la loi de Dieu eût toute son autorité. Le peuple est toujours censé être lui-même responsable devant Dieu et jouir de la terre sous cette responsabilité, quoique dans ce but soumis aux décisions des sacrificateurs. Il tenait la terre de Dieu. Il ne s'agit pas ici de s'approcher de Lui, mais de reconnaître sa délivrance et sa bonté, comme dans les fêtes que nous avons considérées. Ainsi celui qui montait au lieu que TÉternel avait choisi , mangeait avec sa famille et quelquefois aussi avec le Lévite , l'étranger, etc., les dîmes de chaque année (la troisième année il y en avait pour le Lévite et le pauvre), les premiers-nés du bétail et du troupeau, les vœux , les offrandes volontaires et offrandes élevées, le tout devant l'Éternel. Mais, tout en faisant l'offrande à TÉternel, cel\x\ qvâ oîSimX ^^ïk.

jouissait. (Voy. chap. XIV, v. 23, 28, 29; XII, V. 7, 11, 12, 17), tandis qu'au chap. XVIII, le sacrificateur avait une certaine partie d un sacrifice, les prémices du froment,- du vin et de Tliuile, et la première toison des brebis.

La première partie de ces ordonnances est d'autant plus remarquable , que , dans le livre des Nombres, chap. XVIII, les premiers-nés , les offrandes élevées; aussi bien que toutes sortes d'offrandes pour le péché et les gâteaux, sont donnés aux sacrificateurs, et les dîmes aux Lévites.

On peut remarquer ici la différence de ce qui était dans le cas des prémices, appropriées aux sacrificateurs, d'avec ce qui, dans le Deutéronome, est donné au peuple, et dans les autres livres aux sacrificateurs. La différence de- position a déjà été signalée.

Dans les trois livres précédents, il s'agit de s'approcher de Dieu, et les sacrificateurs seuls sont censés pouvoir le faire; et ainsi, dans la relation de sacrificateurs, ils mangeaient dans un lieu saint tout ce qui était offert. Eux seuls étaient près de Dieu, et ce qui était apporté à Dieu (seloa la force du mot * , ce qu'on approchait de Dieu), était à eux qui étaient près. Ainsi tous les arrangements du Tabernacle étaient faits pour un peuple

^ Le mot traduit offrande, soit corban, vient d'un mot quisigniûe s'approcher^ en approcher.

Page 1