‹ Études sur la paroleChapitre 110 sur 126 · CHAPITRE XTIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XTIII

qui se trouvait dans le désert, étranger là ; et il est à remarquer que dans YÉpître aux Hébreux saint Paul ne parle jamais d'autre chose que du Tabernacle, jamais du temple. Les relations dont il parle sont des relations de pèlerins avec Dieu.

Dans le Deutéronome^ il n'en est plus ainsi. La demeure du peuple dans la terre promise y est considérée , et par conséquent le peuple est censé , non pas d'être dans le cas d'apprendre comment il doit s'approcher de Dieu, mais de jouir, de par Dieu, de l'effet de sa promesse dans sa présence et devant Lui, de sorte que les sacrifices regardent le peuple immédiatement. — Ils sont dans la jouissance des promesses, dans la présence de Dieu, et ils réalisent dans la communion du Seigneur tous les moyens par lesquels ils en jouissent, et participent en communion à tout ce qui est consacré à Lui comme signe de la rédemption qui leur a acquis cette jouissance.

Les prémices de la terre (ce qu'elle produit) sont autre chose. Jouissant de ces fruits de la bonté de Dieu, le peuple lui en rendait les prémices, en témoignage que cela venait de Lui et que tout était à Lui , et que sa grâce leur en avait fait part. (Voir chap. XXVI.) Ainsi , ce n'était pas au peuple à manger les prémices : ils les offraient à Dieu, ils mangeaient tout ce qui restait. C'était reconnaître Dieu en participant à ses bénédictions • Les prémices donc étaienl oftertft^ '^\ivb>\^

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et elles tombaient ainsi dans les mains des sacrificateurs comme leur portion.

Au chap. XIX commencent des ordonnanees qui supposent que le peuple a pris possession de la terre et en jouit, afin qu'en les suivant la terre ne soit pas souillée et que le peuple marche avec la force de TÉternel.

Trois villes de refuge sont ordonnées, et cehâ qui tue son prochain, sans le haïr, est distingeé du meurtrier : principe important, quant au sort de la nation juive, pour distinguer, entre ceux q» ont pris part volontairement à la mort du Seigneur ou qui s'y joignent de cœur à la fin, et ceux qui Font fait par ignorance. Les ordonnances de justice aussi contre les faux témoins sont données. Au chap. XX, les ordonnances pour laguerre. Au chap. XXI, nous trouvons trois cas intéressants, comme étant des principes qui s'appliquent aux voies de Dieu avec Israël : le cas de celui qui est trouvé mort ; celui de Tenfant de la femme qui n'est pas aimée, et celui de Tenfant rebelle. Il faut que la terre de TÉtemel soit gardée dans la pureté. Israël devra faire cette confession et se décharger du sang du Messie aux derniers jours. Si le cas des deux femmes s'applique à Israël sur la terre, il s'applique encore plus à Christ, chef des Gentils et de FÉglise , avec laquelle il héritera toutes choses , bien que sur la terre Israël soit la femme bien-aimée. Toutefois, Israël en tant qu'en-

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faot rebelle sous Faneienne alliance, est con-

damDé et retranché. La malédiction de la loi est

pourtaQt toifjLbée sur un autre pour les rachetés.

L'ai^eation de la fin de ce chapitre est trop

connue des lecteurs de la Bible ^ pour que j^nsiste

là-<}essiis. Ici, cette question est traitée au point

de vue de la souillure de la terre que FÉternel

avfittt donnée en héritage au peuple. Je résumerai

rapidement les sujets que nous avons parcourus

depuis le V. 18 du chap. XVI. Nous avons îles

moyens, en fait d'autorité, employés de Dieu pour

maintenir le peuple dans ses voies et dans la con*

iiaissance de sa volonté, pour qu'il jouisse en paix

de la terre. Des juges et des prévôts devaient être

établis et juger avec droiture. Le sacrificateur et

le juge extraordinairement suscité , devaient leur

communiquer, en cas de besoin, quelle était la

sentence, la volonté de Dieu ; et le peuple devait

lui obéir. Si le peuple voulait avoir un roi , les

directions sont données pour sa conduite.

Des directions sont données pour les Lévites qui se voueraient au service de l'Éternel , au lieu choisi de Lui pour sa demeure , et le peuple cher-f chant a connaître la volonté de Dieu , ne devait pas la chercher auprès des devins : l'Éternel susciterait un prophète. Ensuite il est fait provision pour que la terre ne fût pas souillée par le sang , les anciens des villes prenant connaissance du fait , si le meurtrier avait tué saus à^?>^\\\ ^x^-

médité. Les villes de refuge présentent un beau type de Fétat d'Israël sous le point de vue de son péché , cpmme ayant tué le Seigneur Jésus , soit par ignorance ( ainsi que la grâce de Dieu l'envisage par rapport à ceux qui se repentent), soit sciemment ; car la persévérance dans son rejet serait la preuve qu'ils l'auraient fait ainsi ; Dieu les jugera d'après ce principe, -Aussi le peuple était placé , sous ce dôrnier point de vue , sous l'exigeante rigueur de la loi.

Au chap. XX,- les provisions sont faites pour concilier la guerre qui surviendrait , avec la jouissance du pays et la bénédiction de Dieu , soit individuellement , soit en cas de conquête , et des directions sont données pour que la puissance de Dieu y soit , et comment , d'après la volonté de Dieu , il faut traiter les ennemis , toute miséricorde envers les nations de Canaan étant défendue, afin qu'Israël n'apprenne pas les abominations dont elles étaient coupables.

Chapitre XXI. Autre provision pour que la terre ne soit pas souillée par le sang. On ne peut manquer de voir que, tout en déclarant comme ailleurs, que la vie appartient à Dieu , qu'il ne passera pas par-dessus , lorsqu'on attente à ses droits ; on ne peut , dis-je , manquer de voir que le sang de Christ est , par-dessus tout , le sang dont Israël est coupable. (Voy. Ps. Ll.) Ici (chapitre XXI), — et le sang de lèsw^ e^\ V^ %wlô eiLçlation

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