CHAPITRE X
ïïïenœ sur de nouveaux principes, qui subsisteront jusqu'au jugement par le feu. La chute de l'homme dans cette position est manifestée, puis vient le jugement de Dieu là-dessus, comme avec Adam et Caïn. Le jugement spécial et. la bénédiction spéciale en. rapport avec Israël commencent à paraître , car nous sommes encore sur la terre ; mais ici la suite historique de la famille de Noé est présentée en liaison avec ces deux points : la bénédiction de Sem et la malédiction de Cham ; mais c'est là un nouveau sujet , et nous en venons au chapitre X.
Les chapitres X et XI nous présentent le monde ainsi qu'il a été peuplé et constitué à la suite du déluge , et les voies des hommes dans ce monde nouveau. La postérité de Noé est indiquée par familles et par nations, du sein desquelles , dans la race de Cham , s'élève la première puissance qui ait dominé par sa propre force et fondé un empire; car ce qui est selon la chair vient le premier. A côté de cela, nous trouvons ensuite l'association unanime des hommes , dans le but de s'élever contre Dieu et de se faire un nom indépendant de lui : effort qu'il caractérise du nom de Babel* , en confondant leur projet, et qui n'aboutit
^ U est beau de voir Dieu s'élever dans la Pentecôte audessus de cette confusion, et trouver, dans les effeV^ ^m^vtgement même, le moyen de s'approcher du ccfcwt ^eW^\»saft^
qu'au jugement et à la dispersion de la race, dont les membres deviennent, dès-lors, jaloux et ennemis lés uns des autres; enfin, nous avons la généalogie de la famille dont Dieu s'appelait luimême le Dieu ; car, de Sem , il a été dit : « Béni soit rÉternel, Dieu de Sem. »
Quelques mots suffiront pour faire sentir l'importance de ces chapitres : les précédents nous donnaient, après la création, les grands principes originels de la ruine de l'homme, aboutissant au jugement qui mit un terme à l'ancien monde. Ici , nous trouvons l'histoire de notre monde actuel, et, comme toujours dans la Genèse (qui découvre les racines de- tout ce qui devait être, pour la révélation des pensées de Dieu et du développement de son gouvernement), dans ses grands principes et dans ses sources originelles , x|ui impriment leur caractère aux résultats, jusqu'à ce qu'un autre jugement de la part de Dieu efface tout sauf la responsabilité de l'homme, et donne lieu à un autre et meilleur monde. Le résultat de cette histoire, c'est que le monde est réparti par familles. Les habitudes modernes de ce monde ont pu effacer Je souvenir et l'intelligence de ce fait, mais la puissance en subsiste. Il a ses racines dans le jugement
Ainsi la grâce s'élevait par-dessus le jugement , lors même gu'elle ne s'exerçait pas avec la puissance qui régénère le monde. '