‹ Études sur la paroleChapitre 112 sur 126 · CHAPITRE XXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI

grâce comme en jouissant. En présentant les prémices des fruits de la promesse, on devait se rendre dans le lieu où TÉternel avait placé son nom. Quel était donc l'esprit de ce culte ? Premièrement, il était basé . sur la confession ouverte qu'on était en pleine jouissance de l'effet de la promesse de Dieu. « Je déclare aujourd'hui à l'Éternel que je suis venu au pays que l'Éternel avait juré à nos pères de nous donner.» C'est là le premier trait de ce culte, Ja haute profession d'être dans la jouissance de l'effet de la promesse. C'était reconnaître la fidélité de Dieu dans la communion actuelle de sa bonté. Là-dessus^ l'offrande était présentée. Puis, dans la présence de l'Éternel, l'adorateur faisait confession de la rédemption et de la délivrance du peuple. Un Syrien qui allait périr avait été son père, et après, ses enfants opprimés par les Égyptiens avaient crié à l'Éternel , et l'Éternel les avait exaucés et les avait délivrés à bras étendus, et les avait fait monter, en déployant sa puissance , dans le pays dont ils jouissaient. Le second trait donc, c'est la confession de ce que sa misère avait été et de son impuissance dans le passé, et que sa rédemption avait été accomplie par l'Éternel seul, a qui il était redevable de toutes ces bénédictions. Làdessus, l'adorateur s'adresse directement à l'Éternel en lui offrant les prémices de ces héaédictJozî5. Cètait reconnaître Dieu àau^ \^^ >û^\î&-

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dictions, effet immanquable de l'œuvre de dans le cœur, et seul moyen d'en jouir Vraiment, car les bénédictions de Dieu détournent le cobult de Lui , si leur premier effet n'est pas de le tourner vers Lui. C'est là l'histoire d'Israël, et nulle fois, hélas! celle de nos propres cœurs dans les détails de la vie. Avant de jouir de la bénédiction, le cœur pieux y reconnaît Dieu lui-même. Voyez un bel exemple dans la conduite d'Éliézer, serviteur d'Abraham, envoyé pour chercher une femme pour Isaac.

Ensuite il est ajouté : «Et tu te réjouiras de toat le bien que l'Éternel ton Dieu t'aura donné. » On eh jouit avec Dieu. Et remarquez ici que, dans cette joie, par conséquent, l'esprit de grâce se manifeste tout de suite : « Toi, le Lévite et l'étranger qui se trouve au milieu de vous. » On ne peut se réjouir vraiment de la bénédiction de Dieu devant Lui, sans que l'esprit de grâce s'y trouve; sans rendre la bénédiction pour la malédiction, sachant que nous sommes appelés à hériter de sa bénédiction. On retrouve la même vérité encore dans les dîmes de la troisième année, rendues aux pauvres, au Lévite, etc., selon l'esprit dont nous venons de parler. Il y avait encore un trait de l'état du cœur du vrai adoi'ateur, — la sainteté, en consacrant avec droiture de' cœur à l'Étemel, ce qui lui était dû selon la grâce. On ne lui dérobaitrien en se VapproçmtA; on w^ \^ ^^V®âi»

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