CHAPITRE XXTl
pas en l'appliquant à soi , à des usages souillés ou intéressés. En un mot , la conscience par rapport à la consécration à TÉternel était bonne , à l'égard des choses par lesquelles Tadorateur le reconnaissait vrai et seul auteur de toutes les bénédictions du peuple. Et si l'Éternel en était l'auteur, la communion avec Lui, en le reconnaifrsant, était dans l'esprit de sainteté, de consécration à Lui, et dans l'esprit de bonté et de grâce qui était en Lui, envers ses pauvres et délaissés. Le caractère de Dieu se retrouve, et se retrouve en ce qui est reconnu par son peuple dans sa communion avec Lui, sans cela le peuple était coupable et souillé, en ce qu'il avait profané le nom de l'Éternel. Cette consécration en pureté à Dieu et cette expression de sa bonté est de toute beauté. Ensuite on demandait la bénédiction, non sur soi-même, près de Dieu qui s'intéressait à tout son peuple, mais sur tout Israël, sur la terre preuve de la fidélité de Dieu et des richesses de sa bonté. Ce culte était donc un lien entre le peuple et Dieu dans la communion de ce qu'il était, savoir, un lien dans le culte en reconnais» sant ce qu'il était et en y rendant témoignage. Ainsi, selon les Commandements de l'Éternel, comme conditions de ce lien , Dieu avait ce jourlà reconnu le peuple, et le peuple avait reconnu l'Éternel pour son Dieu. Maintenant vient la sanction^ c'est-à-dire, ce qui dosme N\%wfôœ \ ^
loi dans les conséquences en malédiction et en bénédiction, qui devaient correspondre àFobéissance ou à la désobéissance.
Cela se voit au chap. XXVII et dans les deux suivants ; le XXVII toutefois est à part, et il est d'une assez grande portée dans l'intelligence de la parole de Dieu. Si la piété individuelle s'exprimait ainsi que nous l'avons vu au chapitre précédent, les relations publiques du peuple avec Dieu se basaient sur les menaces de la loi. Lorsque le peuple serait au-delà du Jourdain pour prendre possession de la terre de promesse (idée que nous retrouvons toujours), on devait, ayant enduit avec du plâtre un édifice de pierres , y écrire la loi. Cette loi -renfermait les conditions de la jouissance de laterre. Or, le peuple devait se séparer en deux compagnies de tribus, une partie étant placée sur Guérizim pour bénir, l'autre sur Ebal pour maudire. Sur ce dernier, on élèverait un autel à l'Éternel. Là, on offrirait, non des sacrifices pour le péché, mais des holocaustes et des sacrifices de prospérité, culte qui supposait un peuple juste, en communion avec l'Éternel, mais placé sous la malédiction s'il violait la loi. Là-dessus, les malédictiens sont annoncées, en terminant avec celle qui venait peser sur quiconque ne persévérerait pas en tout ce qui était écrit dans la loi. Or, les bénédictions.de Guérizim manquent entièrement. U n'est pas nécessaire d'iusister sur Vimporlance