CHAPITRE XXXIV
qui agit envers lui selon la manifestation de la vie spirituelle qui a lieu en lui ici -bas , et le Christ est entre lui et Dieu , exerçant une sacriflcature ^n'établit pas la justice (ce qui est déjà fait une fois pour toutes), mais qui maintient en vertu de cette justice les relations des hommes faibles, qaoique renouvelés, sur la terre, avec Dieu dans la lumière. Car le chrétien est appelé, en Christ qui jrest à la comunion de Dieu dans la lumière.
Traverser le Jourdain était, en figure, mourir et être ressuscité. Josué représente toujours Christ, chef de sort peuple selon lapuissance de l'Esprit. Mais le désert est ce monde. Moïse y dirige et gouverne le peuple selon Dieu; mais, par conséquent, il n'entre pas en Canaan. La différence (nous nous étendrons plus là-dessus en étudiant le livre de Josué) entre la mer Rouge et le Jourdain, c'est que la mer Rouge signifie Tefficace de la rédemption par la mort et la résurrection en Christ lui-même. Le Jourdain en est l'application à Fâme, îour entrer dans la jouissance des promesses. Le rajet de la mer amenait des cantiques de joie ; :elui du Jourdain , des combats et la réalisation !es promesses. Or, quant à Moïse lui-même, la mte qui lui a fermé individuellement Feutrée de i terre, est connue. Provoqué par la rébelhon Israël , et fatigué par les soins qu'il devait proiguer sans cesse au peuple , au lieu d'élever Dieu jxyeux d'Israël, il s'est élevé lui-même. Il s'est
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servi du don de Dieu pour s'élever ; il n'a pas sanctifié TÊternel aux yeux du peuple ; il ne lui a pas donné sa place. Dieu ne se fatigue pas , et ainsi , agissant en discipline pour le bien de son peuple, selon sa majesté, il peut toujours rentrer dans les voies de la bénédiction directe qui découle de sa grâce immanquable. L'homme fatigué du mal qui le contrarie, veut s'élever pour se mettre au-dessus et à Fabri de ce mal , parce qu'il ne l'est pas. Il ne glorifie plus Dieu, en s'élevant il est abaissé.
Si Moïse , au lieu d'agir selon la chair , s'était souvenu qu'il ne s'agissait pas de lui ( et que de fois il le leur avait dit ! ) mais de Dieu , il aurait senti que le peuple ne pouvait toucher à la gloire de Dieu, et cette gloire infaillible l'aurait soutenu. Si l'on n'a égard qu'à cette gloire, de sorte qu'on ne cherche qu'à la maintenir , on peut se reposer sur la certitude de son accomplissement de la part de Dieu et en notre faveur.
Mais la foi lui a manqué , et l'entrée de ce dont la perfection de cette gloire seule pouvait donner cette entrée à des hommes , lui a été interdite. En effet, qu'est-ce qui pouvait assurer le trajet du désert et l'entrée de Canaan à Israël ? La grâce toute pure. C'est à la hauteur de cette grâce qui surmonte tout , que Moïse n'a pas pu monter. C'est sebn cette grâce , ainsi que nous l'avons vu , que Dieu agissait eh Mériba. Or , la loi ne